Dans une interview publiée par l’hebdomadaire «Sunday Times», Michael Wilson note que le dernier et dix-huitième film de la série des James Bond, «Tomorrow Never Dies», dont les prises de vue en studio ont été réalisées à Londres, avait coûté très cher.
«Cela a été un film particulièrement onéreux à faire. J’aime travailler au Royaume-Uni mais s’il y a d’autres pays meilleur marché, il va être difficile de rester ici», déclare M. Wilson, qui est le beau-fils de Albert «Chuck» Broccoli, le légendaire producteur des premiers 007.
Selon lui, il est probable que Metro Golding Mayer (MGM), qui contrôle les droits des films, demande à quitter la Grande-Bretagne pour la prochaine production.
Michael Wilson juge le régime fiscal britannique discriminatoire à l’égard des grandes productions cinématographiques. «Il n’y a pas de soutien dans ce pays. Les incitations fiscales du dernier budget favorisent les petits films», regrette-t-il, en relevant que la plupart «sont si mauvais qu’ils ne sont jamais distribués».
Le tournage du prochain James Bond, provisoirement appelé «Bond 19», devrait démarrer en décembre 1999, avec toujours Pierce Brosnan dans le rôle-titre.
Ce ne serait pas la première fois que les aventures de l’espion qui a le permis de tuer seraient tournées entièrement hors du pays des services secrets de Sa Majesté. Cela avait le cas en 1988 de «Dr No», vingt-six ans après le premier film du personnage créé par Ian Fleming.
Sur un autre plan, l’héritier de l’inoubliable Sean Connery et Roger Moore — charitablement, oublions ce pauvre George Lazenbie et cette étoile filante de Timothy Dalton — vient d’annoncer la création de «The National Women’s Cancer Research Alliance». Emu, Pierce Brosnan a rappelé qu’il était très engagé dans la lutte contre le cancer depuis la disparition de sa femme, Cassandra Harris, décédée en 1991 de cette maladie. Olivia Newton-John et d’autres grands noms du show-biz se sont engagés.


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