Les Palestiniens payent seuls le prix du processus de paix bloqué au Proche-Orient, a déclaré le leader palestinien Yasser Arafat vendredi à New Delhi, où il a appelé à des investissements indiens dans les territoires autonomes.
«La Palestine paye un prix élevé en raison du bouclage et du siège politique et économique israéliens», a déclaré M. Arafat à des hommes d’affaires indiens, indiquant que les territoires palestiniens perdaient ainsi quotidiennement 10 millions de dollars.
«Notre peuple se demande pourquoi seuls les Palestiniens doivent payer le prix de la paix», a-t-il ajouté.
Il a affirmé que le processus de paix était au point mort en raison du refus d’Israël de mettre en application «honnêtement et précisément» l’accord de Washington. «Je suis désolé de dire que tout est bloqué», a-t-il dit.
Partir de zéro
M. Arafat, qui effectue une visite de trois jours en Inde, a expliqué aux industriels indiens que les territoires autonomes devaient partir de «zéro» en matière d’infrastructures, télécommunications, hôpitaux et écoles.
Il a qualifié de «nouveau début» un accord qu’il avait signé la veille à New Delhi établissant le cadre d’une coopération économique et scientifique bilatérale, et a appelé à un développement des liens commerciaux.
M. Arafat avait demandé au cours d’un entretien avec le premier ministre Inder Kumar Gujral le soutien de l’Inde à la position palestinienne face à Israël. M. Gujral avait réitéré le soutien traditionnel de l’Inde aux Palestiniens et avait exprimé sa préoccupation pour l’impasse actuelle.
L’Inde a reconnu «l’Etat de Palestine» en 1988, quatre ans avant de reconnaître Israël et a ouvert un bureau de représentation à Gaza l’an dernier.
M. Arafat doit conclure sa visite en Inde samedi à Hyderabad (Sud) à l’occasion de cérémonies marquant le 25e anniversaire de la Ligue indo-arabe. (AFP)


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