Daoud Adeek, un responsable du bureau des statistiques palestiniennes, rattaché à l’Autorité, a annoncé que son bureau ne conduirait pas les opérations de recensement à Jérusalem-Est pour éviter une confrontation directe avec les autorités israéliennes.
Pour autant, «cela ne veut pas dire que la population arabe ne sera pas comptée», a-t-il déclaré.
Cette opération, qui doit débuter le 10 décembre, sera menée «discrètement», ont indiqué d’autres responsables. Le recensement doit être effectué partout ailleurs en Cisjordanie ainsi que dans la bande de Gaza.
Les autorités israéliennes contrôlent la partie orientale de Jérusalem annexée après son occupation en juin 1967 avec le reste de la Cisjordanie.
Le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Avigdor Kahalani, a promis lundi d’empêcher que Jérusalem-Est soit incluse dans ce premier recensement effectué par les Palestiniens. «Nous prendrons de fermes mesures pour empêcher cette opération», avait-il déclaré.
Le ministre a réuni le maire de Jérusalem, Ehud Olmert, des officiers de police ainsi que des responsables des services de la sécurité (Shin Beth) pour coordonner les opérations contre le recensement.
Depuis l’instauration en 1994 de l’Autonomie palestinienne dans la bande de Gaza et une partie de la Cisjordanie, les autorités israéliennes s’emploient à empêcher toute extension de la souveraineté palestinienne au secteur oriental de Jérusalem, proclamée «capitale éternelle» de l’Etat d’Israël.
Les responsables de l’Autorité avaient annoncé le lancement d’un recensement historique de la population dans les territoires autonomes et occupés, dans un geste destiné à affirmer leur souveraineté sur la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est.
Les premiers résultats seront publiés le 14 janvier après l’accord du président palestinien Yasser Arafat. Les Nations Unies, la Suisse et la Grande-Bretagne financent cette opération d’un coût total de 6 millions de dollars.
Quelque 160.000 Palestiniens vivent à Jérusalem-Est, disposant de cartes de résidents sans être citoyens de l’Etat d’Israël, qui a installé un nombre égal de Juifs dans ce secteur depuis 1967.
Le sort de la Ville sainte est laissé à la phase finale des négociations de paix entre Israël et les Palestiniens qui insistent à faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat indépendant. (AFP)


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