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Actualités - Chronologie

Le rationnement du carburant : un aubaine pour les passeurs du tigre

Le rationnement du carburant qui frappe les automobilistes a profité aux passeurs de Bagdad qui relient les deux rives du Tigre, pourtant desservi par treize ponts.
Le ministère irakien du Pétrole a commencé samedi dernier à rationner le carburant pour les propriétaires de véhicules privés.
Le chef de la diplomatie irakienne Mohammed Saïd Sahhaf a affirmé que le rationnement du carburant avait été décidé parce que les raffineries seraient les premières cibles en cas d’attaque américaine.
«Nos balm (terme arabe désignant des barques de bois) ont connu un regain d’activité depuis le début de la semaine, la plupart des automobilistes préférant emprunter les barques pour économiser du carburant», a déclaré Abou Sattar, 63 ans.
Avec trois balm, de cinq mètres de long sur deux mètres de large et dont le prix se situe entre 50.000 à 100.000 dinars (31 à 62 dollars), moteur non compris, Abou Sattar est un des plus riches passeurs du Tigre. Un moteur coûte 95 à 150 dollars.
La barque met à peine cinq minutes pour traverser le Tigre qui coupe Bagdad en deux parties, al-Karkh et Rouçafa.
«Notre clientèle est composée surtout de fonctionnaires, de commerçants, d’étudiants et souvent de nostalgiques de traversées fluviales», indique Abou Sattar.
Naguère prospère, cette activité a périclité depuis près d’un demi-siècle, après que les deux rives du Tigre eurent été reliées par treize ponts. Le dernier en date, «le pont du dirigeant» (Saddam Hussein), a été érigé en 1995, malgré l’embargo frappant l’Irak depuis son invasion du Koweit en 1990.
«Le balm transporte quatre passagers au maximum. La traversée coûte 50 dinars (0,03 dollar) par personne», dit Abou Sattar, en évitant habilement de révéler ses profits journaliers.
«Dieu nous a donné cette richesse (...). Ce que nous gagnons suffit pour les besoins de nos familles», se borne-t-il à dire.
Taleb Hassan, 30 ans, qui manœuvre l’une des quelque quarante barques, en pleine activité mercredi matin dans la région de Chawaka, n’est pas du même avis.
«Nos gains sont insignifiants, compte tenu du coût exorbitant du moteur et de celui de l’entretien de la barque», déplore Taleb. (AFP)
Le rationnement du carburant qui frappe les automobilistes a profité aux passeurs de Bagdad qui relient les deux rives du Tigre, pourtant desservi par treize ponts.Le ministère irakien du Pétrole a commencé samedi dernier à rationner le carburant pour les propriétaires de véhicules privés.Le chef de la diplomatie irakienne Mohammed Saïd Sahhaf a affirmé que le rationnement du carburant avait été décidé parce que les raffineries seraient les premières cibles en cas d’attaque américaine.«Nos balm (terme arabe désignant des barques de bois) ont connu un regain d’activité depuis le début de la semaine, la plupart des automobilistes préférant emprunter les barques pour économiser du carburant», a déclaré Abou Sattar, 63 ans.Avec trois balm, de cinq mètres de long sur deux mètres de large et dont le prix se...