Une atmosphère de fronde antigouvernementale a présidé à la cérémonie annuelle de remise des oscars du film israélien à Tel-Aviv, dans la nuit de mercredi à jeudi.
Des dizaines d’étudiants en cinéma ont protesté contre le ministre du Commerce et de l’Industrie Nathan Chtcharansky qui a supprimé la subvention du gouvernement au septième art dans le cadre de compressions budgétaires.
«Chtcharansky, menteur, menteur», ont-ils scandé en soulignant que, contrairement à ses promesses de l’année précédente, le ministre a supprimé l’aide budgétaire aux producteurs de cinéma israéliens, au lieu de l’augmenter.
Brandissant le portrait de M. Chtcharansky barré d’un numéro, le metteur en scène Doron Tzabari a proclamé sur la tribune: «Voici l’homme, et voici son numéro de téléphone. Il donne des chèques sans provision: appelez-le pour protester».
L’actrice Guila Almagor, grande dame du cinéma et des planches en Israël, s’en est également prise à M. Chtcharansky, absent durant la cérémonie, en soulignant que «le cinéma israélien a depuis longtemps gagné ses lettres de noblesse à travers le monde». «Il joue un rôle économique et culturel essentiel, et si vous n’en voulez pas, confiez-le à n’importe qui, y compris au ministère de l’Agriculture», a-t-elle poursuivi.
Assi Dayan, fils du général Dayan et cinéaste primé cette année dans la catégorie du meilleur acteur, a pour sa part attaqué le premier ministre Benjamin Netanyahu. «Il faut détruire Carthage (...) Qu’il aille au diable, lui Bibi», sobriquet du chef du gouvernement. (AFP)


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