Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Bagdad réitère ses conditions pour le retour des experts US (photo)

L’ambassadeur d’Irak aux Nations Unies, Nizar Hamdoun, a déclaré que les experts américains de l’UNSCOM pourraient revenir à Bagdad à condition qu’ils ne dominent plus les travaux de la commission spéciale de l’ONU sur le désarmement irakien.
Le diplomate a ainsi réitéré les exigences irakiennes de rééquilibrage de la commission et d’assurances que ses membres américains n’en contrôleront pas les travaux.
«Compte tenu du plan anti-irakien déclaré de Washington, de ses efforts pour tenter de changer le gouvernement de Bagdad, l’Irak ne pouvait accepter que les Américains dominent la mission de la commission spéciale», explique Nizar Hamdoun.
Le représentant de Bagdad ajoute que, sans la réaction de son gouvernement, les plans des Etats-Unis auraient eu la prééminence sur les plans des Nations Unies en théorie comme dans la pratique.
Nizar Hamdoun estime que la «restructuration» de l’UNSCOM pourrait constituer une «solution intégrale» à la crise qui oppose l’Irak aux Etats-Unis et à l’ONU.
Il faudrait «un équilibre entre les différentes nationalités de sorte que les Américains ne dominent plus le travail de la commission spéciale».
Le diplomate irakien a affirmé ignorer le plan de règlement élaboré à Moscou par la direction russe et le vice-premier ministre irakien, Tarek Aziz, dans le but d’éviter des frappes américaines contre l’Irak.
Mais la composition de l’UNSCOM figure en bonne place sur la liste des objections de Bagdad, comme l’avait déjà indiqué Tarek Aziz dans un entretien accordé le week-end dernier au Figaro. «Il faudrait que dans cette nouvelle équipe d’inspecteurs, les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité aient tous le même poids. Si cette formule était acceptée, nous n’aurions pas d’objection au retour des inspecteurs américains», avait-il déclaré au quotidien français.

«Levée immédiate de toutes les sanctions»

Mardi, la Grande-Bretagne, principal allié de Washington dans le bras de fer actuel, a suggéré que l’UNSCOM pourrait être élargie pour compter plus d’inspecteurs. Mais on soulignait à Londres qu’il n’était pas question d’en négocier la composition avec le régime de Saddam Hussein.
Les Etats-Unis ont laissé entendre de leur côté qu’il serait possible d’aménager les modalités de l’accord «pétrole contre vivres» qui permet à Bagdad d’exporter des quantités limitées de brut (2 milliards de dollars par phases renouvelables de six mois) pour financer l’achat de biens de première nécessité (lire par ailleurs).
«Ce que l’Irak exige, c’est la levée immédiate, rapide de toutes les sanctions. Si vous poursuivez cet objectif, vous ne pouvez accepter un accord limité», a répliqué Nizar Hamdoun.
Jugeant contradictoire le renforcement de la présence militaire américaine dans le Golfe et la poursuite de démarches diplomatiques, l’ambassadeur d’Irak aux Nations Unies a estimé que «cela ne contribue évidemment pas à résoudre la crise actuelle». «Ça la rend encore plus difficile», a-t-il conclu. (Reuters)
L’ambassadeur d’Irak aux Nations Unies, Nizar Hamdoun, a déclaré que les experts américains de l’UNSCOM pourraient revenir à Bagdad à condition qu’ils ne dominent plus les travaux de la commission spéciale de l’ONU sur le désarmement irakien.Le diplomate a ainsi réitéré les exigences irakiennes de rééquilibrage de la commission et d’assurances que ses membres américains n’en contrôleront pas les travaux.«Compte tenu du plan anti-irakien déclaré de Washington, de ses efforts pour tenter de changer le gouvernement de Bagdad, l’Irak ne pouvait accepter que les Américains dominent la mission de la commission spéciale», explique Nizar Hamdoun.Le représentant de Bagdad ajoute que, sans la réaction de son gouvernement, les plans des Etats-Unis auraient eu la prééminence sur les plans des Nations Unies en...