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Actualités - Chronologie

Italie : l'avenir politique de Berlusconi compromis au lendemain des municipales

Les élections municipales et régionales partielles de dimanche en Italie ont conforté l’alliance de centre gauche du président du Conseil Romano Prodi et porté un rude coup à celle de la droite dirigée par Silvio Berlusconi.
La coalition de l’Olivier, au pouvoir depuis mai 1996, conserve dès le premier tour les mairies stratégiques de Rome, Naples et Venise après avoir emporté en avril dernier celle de Turin.
Il s’agissait du premier test d’ampleur nationale — 10 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes — pour le président du Conseil, qui voit ainsi plébiscitée sa politique d’austérité visant à faire entrer l’Italie dans le premier cercle de l’euro.
«C’est un résultat qui dépasse toutes nos espérances», s’est réjoui Flavio Mussi, chef du groupe parlementaire du Parti démocratique de la gauche, principale formation de l’Olivier.
Les candidats de l’Olivier étaient largement en tête dans huit des quinze principales villes où on votait dimanche.
Les résultats définitifs créditent Francesco Rutelli de 60,5% des suffrages dès le premier tour à Rome. Les résultats sont définitifs à Venise, où Massimo Cacciari recueille 64,4%, et à Naples, où Antonio Bassolini obtient 73,0% des voix. Tous trois avaient dû affronter un second tour en 1993.
Egalement en tête à Gênes, la gauche devra cependant attendre le second tour, le 30 novembre.
Par contraste, le scrutin s’avère catastrophique pour l’Alliance de la liberté et pour l’avenir politique personnel de son leader, le financier Silvio Berlusconi, s’accordent à relever les commentateurs italiens.
L’ancien président du Conseil conservateur a pourtant déclaré dans la soirée de lundi qu’il n’avait pas l’intention de démissionner de son poste de chef de l’opposition.
«Où iraient-ils? Que ferait le centre-droite sans moi?», s’est interrogé Silvio Berlusconi au cours d’une conférence de presse.

Fini, trop marqué

L’Alliance, qui avait remporté les élections de 1994 sous la houlette du millionnaire italien, poursuit son déclin. «Les résultats doivent nous pousser à déployer encore plus d’énergie dans notre opposition. Nous continuerons à nous opposer de manière constructive et positive», a cependant indiqué Berlusconi.
L’opposition italienne ne remporte aucun succès significatif dans le Nord et n’obtient ses seules victoires convaincantes que dans les villes moyennes comme Latina, Macerata and Chieti, dans le Sud.
La Ligue du Nord, qui avait causé la chute du gouvernement Berlusconi après sept mois de pouvoir, est également en recul sur ses terres de prédilection, notamment à Venise où elle dépasse à peine les 2,0%.
Mais, si la déroute de la Ligue peut s’expliquer par le refus du sécessionnisme de son bouillant leader Umberto Bossi, celle de l’Alliance de la liberté est imputable à sa mauvaise organisation et au scepticisme des électeurs quant à ses dirigeants, estiment les observateurs.
Elle ne fait plus figure d’alternance crédible, du moins dans sa forme actuelle, au point que le quotidien milanais «Corriere della Serra» exprime sa préoccupation dans un éditorial de «une». «Une Italie sans opposition digne de ce nom non seulement nous déplaît mais encore nous inquiète».
«L’opposition n’a pas de programme ni de leadership qui convainque quiconque», estime un politologue de l’université John Cabot de Rome.
Même si Berlusconi tirait les leçons de cet échec et choisissait finalement de s’effacer, Gianfranco Fini, l’autre principal dirigeant de la droite, est trop marqué par le passé néo-fasciste de son propre mouvement pour prétendre rallier seul les suffrages d’une moitié des électeurs. (Reuters)
Les élections municipales et régionales partielles de dimanche en Italie ont conforté l’alliance de centre gauche du président du Conseil Romano Prodi et porté un rude coup à celle de la droite dirigée par Silvio Berlusconi.La coalition de l’Olivier, au pouvoir depuis mai 1996, conserve dès le premier tour les mairies stratégiques de Rome, Naples et Venise après avoir emporté en avril dernier celle de Turin.Il s’agissait du premier test d’ampleur nationale — 10 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes — pour le président du Conseil, qui voit ainsi plébiscitée sa politique d’austérité visant à faire entrer l’Italie dans le premier cercle de l’euro.«C’est un résultat qui dépasse toutes nos espérances», s’est réjoui Flavio Mussi, chef du groupe parlementaire du Parti démocratique de...