Près d’un millier d’Irakiens, pour la plupart des femmes et des enfants, se sont installés dans un nouveau palais présidentiel à Bagdad, le palais al-Soujoud et dans un bâtiment officiel servant à des réunions du gouvernement, a pu observer un journaliste lors d’une visite organisée par le ministère de l’Information.
L’agence officielle INA a indiqué que trois groupes de 200 familles chacun se sont dirigés vers «d’autres palais du peuple».
Elle a indiqué que 150 autres familles ont été réparties dans des usines, des centrales électriques, des raffineries de pétrole et des bâtiments gouvernementaux.
Le ministre irakien des Affaires étrangères Mohammad Said al-Shahaf a affirmé samedi soir, lors d’une conférence de presse, que «les raffineries de pétrole seront visées en premier s’il y a une attaque américaine».
«Je suis venue avec ma fille et ses deux enfants pour défendre Saddam Hussein et protéger les palais du peuple», a déclaré Zohra Hadi, la soixantaine, assise à même le sol à l’intérieur d’un bâtiment vieux d’un demi-siècle, appartenant au Conseil national (Parlement) mais réservé aux réunions gouvernementales.
«Les Américains ne sont pas un foudre de guerre. Nous ne les craignons pas», a lancé Sallam Abdel Hadi, 35 ans, arrivé au bâtiment tôt le matin en compagnie de sa femme et de ses trois enfants.
La même détermination est affichée par des Irakiens rencontrés au palais al-Soujoud, à Bagdad.
Jalal Rachid Mohammed Amin, un Kurde de 45 ans, affirme être venu avec sa femme et ses quatre fils défendre «la dignité et les principes» des Irakiens.
«Les Kurdes irakiens doivent être solidaires de leurs frères Arabes irakiens pour contrer l’impérialisme américano-britannique», a-t-il lancé.
«Nous ne sommes pas des boucliers humains. Nous défendons volontairement notre patrie», a tenu à souligner Nachwane Abdallah, un ingénieur civil de 40 ans.
«Les menaces américaines ne nous font pas peur. Nous vivrons avec honneur ou nous mourrons avec dignité», a renchéri son fils Oussama, onze ans.
Lundi, des centaines d’Irakiens s’étaient déjà installés au palais de la présidence, siège officiel du chef de l’Etat. (AFP)


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