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Actualités - Chronologie

Italie-Russie : le coeur de Naples pour soutenir la Squadra

Face à la Russie, samedi soir (20h45 locales à Naples), l’Italie jouera sa qualification pour la phase finale de la Coupe du monde à quitte au double: la «Squadra Azzura» partira légèrement favorite, après le match nul (1-1) décroché fin octobre à Moscou en pleine tempête de neige, lors du match aller.
Le choix du stade San Paolo, où la Squadra a souvent festoyé mais parfois pleuré, contribue évidemment à rehausser l’aspect théâtral de l’événement dans une ville qui n’en manque pas.
Lors du Championnat d’Europe 1968, l’Italie y avait éliminé… l’URSS, en demi-finale (0-0), au tirage au sort. Vingt-deux ans plus tard, devant un public partagé entre sa passion religieuse pour Maradona et le devoir du soutien patriotique, les Italiens avaient succombé aux tirs au but face aux Argentins en demi-finale du «Mondiale».
Ces deux pics historiques, et même le souvenir du match remporté le 30 avril dernier au même endroit contre la Pologne (3-0), s’estompent pourtant à l’heure de vérité. Pour éloigner l’angoisse de l’attente, le sélectionneur Cesare Maldini répète sempiternellement les mêmes choses, explique qu’il hésite entre Zola et Ravanelli pour épauler Casiraghi en attaque, entre Pessotto et Fuser pour tenir le flanc droit de la défense. Autant de questions qui tiennent la presse italienne en haleine.

L’accessoire et l’essentiel

M. Maldini, qui avoue en ces moments cruciaux ne pas lire les journaux et ne pas regarder la télévision, rejette d’un revers de main toutes les conjectures sur son futur à la tête de la sélection. «Ce sont des points de détails. L’important, ce sera de marquer un but de plus que nos adversaires». Mais, évidemment, il n’aurait pas honte d’un match nul et vierge. Et l’hypothèse est relayée par certains de ses joueurs.
Le «commissario tecnico» italien a confié en partie son avenir à la ferveur d’une foule napolitaine qui retrouvera les défenseurs Ferrara et Cannavaro, mais aussi Zola, Sarde d’origine, qui endossaient il y a quelques années le maillot azur du club local.
Malgré l’absence de Christian Vieri, indisponible pour un mois, Maldini sait qu’il est mieux loti que son homologue russe Boris Ignatiev, dont l’effectif est amoindri par des blessures (Kanchelskis notamment) et des abstentions délibérées, dont celle de Veretennikov, meilleur buteur du Championnat de Russie.
En contrepartie, il retrouvera le défenseur central Nikiforov, armé d’un tir puissant. Et les «blancs», qui doivent impérativement marquer, possèdent assez de maîtrise tactique pour ne pas se précipiter inconsidérément en attaque.
Ces derniers jours, les dirigeants russes ont stigmatisé les faveurs dont bénéficieraient les Italiens en haut lieu. Ils rapportent ainsi les propos, plus ou moins déformés, de Pelé et Platini, qui n’imaginent pas une Coupe du monde sans l’Italie.
Souvent défavorisée par l’arbitrage au temps de l’URSS et même depuis son identité retrouvée, la Russie se méfie et prend le monde à témoin. L’arbitre suisse Muhmenthaler sera un observé très spécial dans le cratère du San Paolo. (AFP)
Face à la Russie, samedi soir (20h45 locales à Naples), l’Italie jouera sa qualification pour la phase finale de la Coupe du monde à quitte au double: la «Squadra Azzura» partira légèrement favorite, après le match nul (1-1) décroché fin octobre à Moscou en pleine tempête de neige, lors du match aller.Le choix du stade San Paolo, où la Squadra a souvent festoyé mais parfois pleuré, contribue évidemment à rehausser l’aspect théâtral de l’événement dans une ville qui n’en manque pas.Lors du Championnat d’Europe 1968, l’Italie y avait éliminé… l’URSS, en demi-finale (0-0), au tirage au sort. Vingt-deux ans plus tard, devant un public partagé entre sa passion religieuse pour Maradona et le devoir du soutien patriotique, les Italiens avaient succombé aux tirs au but face aux Argentins en demi-finale du...