A New York, le maire sortant républicain Rudolph Giuliani, 53 ans, a été réélu, mais ce ne fut pas le raz-de-marée prédit par les sondages: 56% contre 42% à sa rivale démocrate Ruth Messinger.
M. Giuliani, élu en 1993 contre le démocrate David Dinkins, premier maire noir de la ville, avec seulement 2,9% d’avance, est néanmoins le premier républicain réélu à la mairie depuis Fiorella LaGuardia en 1936.
Si, selon les sondages, une majorité des New-Yorkais n’aiment pas cet ancien procureur fédéral, froid et autoritaire, ils lui attribuent la renaissance de la ville: une spectaculaire chute de la criminalité (plus de 50% de meurtres en moins en quatre ans), une diminution du trafic de drogues et de l’emprise de la mafia, et une embellie économique.
Dans son premier discours, il a assuré que «les quatre années à venir seront consacrées à tendre la main à tous les New-Yorkais», semblant avoir entendu le message de Mme Messinger sur «New York à deux vitesses».
Il s’est aussi engagé à lutter contre la drogue comme il a lutté depuis quatre ans contre la criminalité.
Les New-Yorkais, majoritairement démocrates, ont élu massivement les candidats de ce parti à divers postes locaux.
En Virginie (est), Jim Gilmore, 48 ans, a été élu gouverneur en battant le candidat démocrate Don Beyer, 47 ans, 56% à 42%.
En revanche, Christine Todd Whitman, 51 ans, considérée comme une candidate potentielle à la vice-présidence en 2000, a peiné dans le New Jersey, près de New York.
Selon les résultats de 99% des bureaux de vote, Mme Whitman a battu 47% à 46% Jim McGreevey, 40 ans, inconnu hors de la petite ville dont il est maire.
Deux référendums étaient particulièrement surveillés dans le nord-ouest du pays.
Dans l’Oregon, les électeurs ont repoussé à 60% l’abolition de la première loi adoptée aux Etats-Unis sur le suicide médicalement assisté, datant de 1994, qui autorise un malade ayant moins de six mois à vivre à y recourir.
Dans l’Etat de Washington, les électeurs ont refusé à 69% de renforcer le contrôle sur les armes.
Le texte, défendu notamment par Bill Gates, PDG du numéro un mondial des logiciels, Microsoft, prévoyait d’obliger à poser des sûretés sur les armes de poing et d’exiger des licences.
Le puissant lobby de l’Association nationale des armes (NRA) et son président, l’ancien acteur Charlton Heston, avaient vigoureusement fait campagne contre ce référendum. (AFP)


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