«Depuis le premier jour où j’ai adhéré à la révolution, j’ai chéri l’idéal de réaliser le communisme. Et je ne pense pas que ce soit un concept sur le déclin», a déclaré M. Jiang dans un entretien accordé à la chaîne de télévision publique PBS.
«Je pense, cependant, qu’il est juste d’affirmer que peut-être par le passé, les gens ont eu trop d’idéaux», ajoute le dirigeant chinois, dans une allusion apparente à la période de la Révolution culturelle (1966-76)
Après la mort du «Grand Timonier» en 1976, la Chine a entrepris d’importantes réformes économiques, s’ouvrant au reste du monde.
Au sujet des droits de l’homme, le président Jiang a réaffirmé que son pays n’avait rien à cacher. «La Chine n’a pas le sentiment d’avoir fait quoi que ce soit de mal dans le domaine des droits de l’homme», a-t-il dit.
«Je crois que la tâche pour moi est de faire en sorte que 1,2 milliard de Chinois ont de quoi manger et de quoi se vêtir», a-t-il ajouté, réaffirmant sa position selon laquelle le stade de développement économique actuel de la Chine ne permettait pas l’octroi de droits politiques.
Auparavant, le président chinois Jiang Zemin avait promis à Washington «d’étendre encore la démocratie en Chine» et affirmé que son sommet avec le président Clinton avait «produit des résultats importants», avant de se rendre à Philadelphie, quatrième étape de sa visite d’Etat de huit jours aux Etats-Unis.
«Nous allons étendre encore la démocratie, diriger l’Etat en conformité avec le droit et transformer la Chine en un pays socialiste régi par le droit», avait-t-il déclaré devant un parterre de personnalités réunies pour un déjeuner par la Société asiatique dans un hôtel de la capitale.
Le président chinois a également profité de l’occasion pour affirmer que son sommet avec le président américain Bill Clinton avait «produit des résultats importants» et marquait un renouveau des relations sino-américaines.
Il avait été introduit avant son discours par l’ancien secrétaire d’Etat, Henry Kissinger, artisan de la politique de normalisation des relations sino-américaines au début des années 1970 sous la présidence Nixon. (AFP)


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