Les négociations de paix entre le pouvoir soudanais et la rébellion sudiste, ouvertes formellement mercredi après-midi à Nairobi, se sont engagées sur le fond jeudi dans un lieu tenu secret, ont indiqué des responsables du ministère kenyan des Affaires étrangères.
Dans son discours d’ouverture mercredi, le ministre kényan des Affaires étrangères, Stephen Kalonzo Musyoka, avait fait remarquer que le «principal point de friction» entre les deux parties portait sur l’autodétermination du Sud-Soudan et la séparation de la religion et de l’Etat.
La délégation de Khartoum est dirigée par le ministre soudanais des Affaires étrangères, Ali Osman Mohamed Taha. Celle du SPLA est conduite par le numéro deux de l’Organisation, Salva Kiir.
Les pourparlers entre les deux parties avaient été rompus en 1994. Leur reprise a été décidée le mois dernier dans la capitale kenyane, le gouvernement du président soudanais Omar el-Béchir ayant accepté de se conformer à une déclaration de principe adoptée en 1994 conjointement avec la SPLA (Armée populaire de libération du Soudan, rébellion sudiste) et restée depuis lettre morte.
Les négociations sont placées sous l’égide de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), qui regroupe Djibouti, l’Erythrée, l’Ethiopie, le Kenya, le Soudan et l’Ouganda, et mène depuis plusieurs années une médiation dans la guerre civile soudanaise.
Le Soudan est officiellement un Etat islamique, où la Charia (loi islamique) est en vigueur.
La SPLA se bat depuis 1983 pour mettre fin à la domination du nord arabe et musulman sur le sud où la plupart des habitants sont chrétiens ou animistes.
La guerre civile soudanaise, qui dure depuis 14 ans, a causé la mort de plus d’un million de personnes. (AFP)


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