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Actualités - Chronologie

La menace chinoise n'est pas militaire mais politique, affirme Kissinger

L’ancien secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger a estimé hier que la menace chinoise vis-à-vis des Etats-Unis n’était pas de nature militaire mais plutôt politique, au fur et à mesure que s’accroît le poids économique du géant chinois.
«Je ne pense pas que la Chine aura au cours des 15 ou 20 prochaines années une capacité militaire significative contre les Etats-Unis. Le budget militaire chinois est de 10% inférieur au nôtre. Et durant huit ans, sous Deng Xiaoping, l’armée chinoise a été affamée», a déclaré M. Kissinger, interrogé depuis Paris par la chaîne de télévision Fox.
«Le problème de l’influence de la Chine n’est pas la menace militaire vis-à-vis de ses voisins mais au fur et à mesure que son économie croît, son influence politique sur ses voisins va augmenter», a poursuivi M. Kissinger, aujourd’hui à la tête du cabinet de consultants Kissinger Associates, basé à New York.
«C’est une raison supplémentaire pour laquelle il est important de tenter de voir si nous pouvons avoir une relation de coopération plutôt que de confrontation» avec la Chine, a souligné l’ancien secrétaire d’Etat sous le président Richard Nixon, artisan de la normalisation des relations sino-américaines du début des années 1970.
M. Kissinger a en outre estimé que le président chinois Jiang Zemin, attendu dimanche aux Etats-Unis pour une visite de huit jours et un sommet avec le président Bill Clinton, «se montrera capable de respecter les accords qui seront conclus lors de cette visite».
«S’il ne le fait pas, nous devrons en tirer les conséquences. Mais je pense qu’il le fera», a dit M. Kissinger, en ajoutant qu’il s’attendait, grâce à l’amélioration des relations avec les Etats-Unis, à des libérations de dissidents dans un délai raisonnable.
Engin, au sujet de Taïwan, il a plaidé pour la poursuite de l’application des trois principes qui gouvernent la politique américaine sur ce point: le principe d’«une seule Chine», la mise en œuvre d’une solution pacifique au différend sino-taïwanais et l’absence de provocation militaire injustifiée de la part de Taïwan.
En juillet 1971, Henry Kissinger, alors conseiller du président pour les questions de sécurité nationale, s’était rendu à Pékin secrètement. En février de l’année suivante, il avait accompagné Nixon lors de sa visite historique en Chine, où les deux hommes avaient rencontré le président Mao Tsétoung et le premier ministre Chou Enlai. (AFP)
L’ancien secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger a estimé hier que la menace chinoise vis-à-vis des Etats-Unis n’était pas de nature militaire mais plutôt politique, au fur et à mesure que s’accroît le poids économique du géant chinois.«Je ne pense pas que la Chine aura au cours des 15 ou 20 prochaines années une capacité militaire significative contre les Etats-Unis. Le budget militaire chinois est de 10% inférieur au nôtre. Et durant huit ans, sous Deng Xiaoping, l’armée chinoise a été affamée», a déclaré M. Kissinger, interrogé depuis Paris par la chaîne de télévision Fox.«Le problème de l’influence de la Chine n’est pas la menace militaire vis-à-vis de ses voisins mais au fur et à mesure que son économie croît, son influence politique sur ses voisins va augmenter», a poursuivi M....