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Actualités - Chronologie

Préparatifs tous azimuts en Italie pour le passage à l'Euro

Une exposition itinérante, un site internet, des livrets et disquettes informatiques distribués par les vendeurs de journaux, une simulation dans deux villages de Toscane et une édition du journal de Mickey sur l’euro: l’Italie se prépare tous azimuts à la monnaie unique.
L’Italie fait partie d’un groupe de sept pays (Belgique, Luxembourg, Irlande, Pays-Bas, Autriche, Finlande) considérés comme les plus engagés vers l’euro.
«Le choix de ce gouvernement a consisté à donner une forte impulsion au processus de transition vers l’euro», a expliqué Giancarlo Del Bufalo, secrétaire général du Comité euro, qui dépend du ministère du Trésor.
En un an et demi d’activité, le cabinet de centre-gauche de Romano Prodi n’a pas uniquement accéléré l’assainissement des finances publiques pour participer à l’euro dès son lancement en 1999, mais a aussi lancé une campagne d’information et commencé à préparer l’administration et le privé.
L’aspect le plus spectaculaire concerne la fonction publique.
A partir du 1er janvier 1999, les contribuables pourront remplir leur déclaration d’impôt en euro. Tout citoyen pourra payer ou recevoir des versements en euro (retraites, mandats postaux, permis divers). «C’est un défi pour une administration qui n’est pas considérée comme particulièrement efficace», a expliqué M. Del Bufalo.
Une base fictive d’un euro pour 2.000 lires sera fixée, selon M. Del Bufalo, qui a précisé qu’il ne pourra s’agir que de virements bancaires et pas d’argent liquide puisque les billets et pièces euro ne circuleront qu’à partir de 2002.
Dans d’autres pays, comme notamment l’Allemagne, seul le système bancaire sera dans un premier temps autorisé à faire de telles opérations en euro.
Au 1er janvier 1999, toute la dette publique italienne sera convertie en euro, les entreprises pourront libeller leur bilan en euro, ce qu’ont déjà décidé de faire Pirelli et Fiat. Le système financier (bourse et banques) pourra commencer à utiliser la monnaie unique.

Collectionner

Si l’Italie peut aller si loin, c’est parce qu’elle bénéficie d’un consensus de la population sur l’euro, avec 74% d’opinions favorables selon les derniers sondages. «Il y a une forte intuition politique derrière cela. Les Italiens considèrent que l’euro sera un événement historique pour l’europe», pour M. Del Bufalo.
La campagne d’information est déjà un succès. La première initiative a été une exposition sur l’euro montée à Rome en mars 1997 et dotée de jeux multimédia, qui avait été vue au bout de 15 jours par 60.000 visiteurs. Elle est actuellement à Madrid et devrait partir ensuite pour Dublin puis Strasbourg.
Le site internet du ministère du Trésor, inauguré en juin, a enregistré 2.450 visites, concernant surtout l’action du Comité euro.
En juillet avait débuté la distribution dans 38.000 kiosques à journaux de 1,2 million de petits livrets. Epuisés, ils vont être prochainement réimprimés à 2 millions d’exemplaires.
Fin septembre, une disquette a été diffusée avec les quotidiens et hebdomadaires italiens à 3,5 millions de copies. Depuis début octobre, deux communes près de Florence, Pontassieve et Fiesole, s’entraînent pour six mois à utiliser des billets et pièces euro. Les commerces et les administrations locales sont impliqués.
«Le seul problème, c’est que les gens ont tendance à collectionner, ce qui a limité un peu la circulation», selon M. Del Bufalo.
Ces derniers jours, Walt Disney Italie a consacré le dernier numéro du journal de Mickey — vendu à 500.000 exemplaires avec 3,6 millions de lecteurs — à l’euro, accompagné de quatre pages d’explication et d’une pièce fac similé.
A partir de décembre, l’euro fera son apparition dans des jeux télévisés, des messages informatifs et des émissions des trois chaînes de la télévision publique RAI. En fin d’année ou début 1998, toutes les familles italiennes recevront un dépliant sur l’euro, imprimé à plus de 15 millions de copies. (AFP)
Une exposition itinérante, un site internet, des livrets et disquettes informatiques distribués par les vendeurs de journaux, une simulation dans deux villages de Toscane et une édition du journal de Mickey sur l’euro: l’Italie se prépare tous azimuts à la monnaie unique.L’Italie fait partie d’un groupe de sept pays (Belgique, Luxembourg, Irlande, Pays-Bas, Autriche, Finlande) considérés comme les plus engagés vers l’euro.«Le choix de ce gouvernement a consisté à donner une forte impulsion au processus de transition vers l’euro», a expliqué Giancarlo Del Bufalo, secrétaire général du Comité euro, qui dépend du ministère du Trésor.En un an et demi d’activité, le cabinet de centre-gauche de Romano Prodi n’a pas uniquement accéléré l’assainissement des finances publiques pour participer à l’euro...