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Actualités - Chronologie

Les quinze vont tenter ce week-end de gommer leurs divergences

Les ministres des Affaires étrangères des Quinze vont tenter samedi et dimanche de gommer leurs divergences pour permettre au sommet européen de décembre d’enclencher le processus d’élargissement de l’Union européenne à plusieurs pays de l’Est et à Chypre.
Lors d’une réunion informelle qui se tiendra à Mondorf (Luxembourg), les ministres devront déterminer quelle stratégie ils entendent adopter pour les premières négociations d’adhésion qui débuteront au premier semestre 1998 et étudier les implications financières et institutionnelles de l’élargissement.
Les Quinze peuvent entériner l’approche de la Commission européenne qui a proposé de commencer à négocier avec six pays (Pologne, République tchèque, Hongrie, Slovénie, Estonie et Chypre), soit choisir de négocier avec les onze candidats à l’adhésion (les six de la Commission plus Bulgarie, Roumanie, Slovaquie, Lettonie et Lituanie).
Le Danemark, la Grèce et la Suède sont opposés à la liste avancée par la Commission et souhaitent entamer des négociations à onze, indique-t-on à la présidence de l’UE, assumée jusqu’en décembre par le Luxembourg. Les douze autres pays sont grosso modo d’accord avec l’approche de la Commission.
De source française, on indique que la liste présentée par la Commission est une base acceptable à condition que l’on se mette d’accord sur l’organisation d’une conférence européenne rassemblant les Quinze, l’ensemble des pays candidats à l’adhésion, plus la Turquie.
Une entente des Quinze les 12 et 13 décembre au sommet européen de Luxembourg sur la mise en place de cette conférence est, selon Paris, indispensable pour ne pas créer de ligne de partage entre pays retenus pour de premières négociations et tous les autres qui ont vocation à entrer dans l’UE.
Elle s’ouvrirait au premier semestre 1998 avant le lancement des négociations d’adhésion et comprendrait chaque année une réunion au sommet et une des ministres des Affaires étrangères où tous les sujets seraient abordés sans exclusive.

La question turque

Si le principe d’une telle conférence semble accepté par une majorité des Quinze, la Grèce et l’Allemagne sont très réticentes à une participation de la Turquie à laquelle tient absolument la France.
Paris part du principe qu’on ne doit pas donner l’impression à la Turquie que l’UE n’est destinée à être «qu’un club de chrétiens» et que, grâce à sa participation, ce pays évoluera favorablement tant sur la question chypriote que sur sa politique en matière de droits de l’homme.
La question turque est hautement problématique et doit être gérée au mieux afin d’éviter une catastrophe, indique-t-on de source européenne.
On souligne que ce pays, insatisfait de l’état de ses relations actuelles avec l’UE, n’a pas bougé d’un pouce sur les droits de l’homme et fait monter la température à propos de Chypre en cas de négociations d’adhésion avec la partie grecque de l’île, divisée en deux depuis l’invasion du nord par la Turquie en 1974.
Outre la question turque, les divergences des Quinze portent sur la question des contributions des Etats membres au budget de l’UE et sur une réforme des institutions de l’Union avant le début de l’élargissement.
L’Allemagne réclame une baisse de sa contribution budgétaire de 7 milliards de DM (3,95 milliards de dollars) à partir de l’an 2000, ce que des pays comme la France et l’Espagne jugent inacceptable, car cela impliquerait qu’ils devraient payer beaucoup plus.
La France, l’Italie et la Belgique devraient réitérer à Mondorf leur demande en faveur d’une réforme des institutions de l’UE portant sur une redéfinition de la composition de la Commission européenne, la pondération des voix et l’extension du vote à la majorité qualifiée.
L’Allemagne est opposée à cette réforme, essentiellement en raison de l’extension du vote à la majorité qualifiée à des questions telles que l’immigration. (AFP)
Les ministres des Affaires étrangères des Quinze vont tenter samedi et dimanche de gommer leurs divergences pour permettre au sommet européen de décembre d’enclencher le processus d’élargissement de l’Union européenne à plusieurs pays de l’Est et à Chypre. Lors d’une réunion informelle qui se tiendra à Mondorf (Luxembourg), les ministres devront déterminer quelle stratégie ils entendent adopter pour les premières négociations d’adhésion qui débuteront au premier semestre 1998 et étudier les implications financières et institutionnelles de l’élargissement.Les Quinze peuvent entériner l’approche de la Commission européenne qui a proposé de commencer à négocier avec six pays (Pologne, République tchèque, Hongrie, Slovénie, Estonie et Chypre), soit choisir de négocier avec les onze candidats à...