Le bilan hebdomadaire se solde donc par un quasi statu quo, l’indice CAC 40 terminant vendredi à 2.958,02 points contre 2.955,11 points huit jours plus tôt.
Après avoir encaissé tant bien que mal le coup asséné par une hausse plutôt inattendue des taux d’intérêt en Europe, la bourse rebondissait avec le lancement de plusieurs opérations financières: lancement d’une OPA de l’italien Generali sur la compagnie d’assurance des AGF qui avec le groupe italien Agnelli, venait de prêter main forte au groupe Worms sous le coup d’une OPA d’Artémis de François Pinault.
De son côté, le cimentier Lafarge lançait un raid sur le britannique Redland tandis que Bernard Arnault de LVMH annonçait qu’il était parvenu à un accord avec Guinness au sujet de la fusion entre les groupes britanniques Guinness et GrandMet.
Ces opérations relançaient les spéculations sur des groupes jugés «opéables» comme Bertrand Faure, Essilor ou Paribas. Elles occultaient également en partie la mauvaise nouvelle de la démission du président du patronat. Jean Gandois s’estimait berné par le gouvernement qui a décidé de légiférer sur la réduction du temps de travail à 35 heures dès l’an 2000.
Cette réduction devrait par exemple coûter cher aux entreprises des BTP, de l’automobile et de la distribution, estiment les analystes.
En revanche les grands groupes, largement internationalisés, ne devraient pas trop souffrir de cette disposition qui figurera dans une loi soumise aux députés début 1998. Carrefour par exemple réalise 30% seulement de son chiffre d’affaires en France.
La fermeté du franc français, revenu pour la première fois depuis 1990 à son cours pivot dans le SME, préoccupait paradoxalement les milieux financiers. Ces derniers mois la hausse du dollar a été un puissant moteur pour la bourse, un billet vert fort favorisant les exportations françaises.
Le franc comme le mark étaient également dopés par les craintes d’un nouveau tour de vis des banques centrales. Selon des experts, notamment ceux de Natexis, «le starter monétaire peut et doit être relâché, puisque l’Europe émerge de la croissance molle».
Gouvernement, Banque de France et économistes s’attendent à une expansion de l’activité économique de 3% l’an prochain en France.
En fin de semaine les anticipations d’un nouveau tour de vis des politiques monétaires aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis se multipliaient, en raison notamment de statistiques américaines reflétant une économie toujours forte. Même si l’inflation aux Etats-Unis reste sous contrôle, la Réserve Fédérale pourrait remonter ses taux avant la fin de l’année, voire le 12 novembre, lors de la réunion du comité monétaire.
Lundi dans la fièvre des OPA, la cote gagnait 1,55%. Mardi le marché se calmait avec une hausse de 0,15%. Mercredi les valeurs françaises perdaient 0,45% avant de terminer jeudi in extremis sur une hausse de 0,02%. Vendredi le CAC 40 perdait 1,16%. (AFP)


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