L’excédent a totalisé 817,8 milliards de yen (6,8 milliards de dollars) en août, selon les chiffres du ministère des Finances nippon. Le seul excédent commercial a grimpé de 68% comparé à août 1996 à 912,6 milliards de yen.
Les exportations ont augmenté de 13,8% à 3.826,5 milliards de yen et les importations de 3,4% à 2.913,8 milliards de yen.
La balance des opérations courantes recouvre les échanges de marchandises et de services (fret, tourisme, prestations intellectuelles), les produits des placements financiers ainsi que certains transferts monétaires.
L’excédent des biens et services a grimpé à 326,6 milliards de yen contre un excédent de 5,0 mds de yen il y a un an.
Un responsable du ministère des Finances a attribué la poursuite de la hausse à l’impact négatif persistant du relèvement de 3 à 5% de la taxe à la consommation en avril dernier et à la bonne santé des grandes économies mondiales qui contraste avec la morosité au Japon.
Elle est «pour une grande part la conséquence du différentiel existant entre l’état de l’économie japonaise et celle des économies à l’étranger» et ne devrait pas continuer sur le moyen et le long terme, selon lui.
Plusieurs analystes interrogés sont moins optimistes et prédisent la poursuite de la progression des excédents avec les Etats-Unis et l’Union européenne au moins jusqu’au début de l’an prochain, en dépit des risques renouvelés de frictions commerciales avec ces pays.
«L’excédent commercial du Japon avec quelques pays asiatiques pourrait reculer du fait de la crise monétaire dans ces pays», souligne Koichi Ono, un économiste du Daiwa Research Institute.
«Mais je ne peux pas imaginer le scénario d’une baisse de l’excédent avec les Etats-Unis et l’Europe», ajoute-t-il. Avec ces pays, la hausse va durer au moins jusqu’en avril prochain, affirme-t-il.
«Le Japon sera confronté à des pressions accrues cette année», ajoute-t-il. Les critiques, qui aux Etats-Unis provenaient jusqu’à présent seulement du Département au commerce, et du Représentant américain pour le Commerce, commencent maintenant à se faire entendre dans d’autres secteurs.
«Les Etats-Unis ont fermé les yeux sur les excédents japonais au début de cette année. Mais les niveaux récents de ces excédents, en particulier s’agissant du secteur automobile, commencent à irriter», relève Kazutoshi Aratake, un analyste du Nikko Research Institute.
«On peut s’attendre à une mise en garde plus forte de la part des Etats-Unis lors de la rencontre au sommet Japon/USA en novembre à Vancouver», en marge des travaux du forum de coopération économique de l’Asie-Pacifique (l’APEC), dit-il.(AFP)


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