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Actualités - Chronologie

Judo Mondiaux 97 : une deuxième place historique pour les français

Après avoir longtemps cru prendre la tête des championnats du monde qu’il organisait à Bercy, le judo français a dû se rendre à l’évidence, il reste encore à une longueur du Japon
Et ce malgré un résultat historique, neuf médailles — sur seize possibles — dont quatre titres mondiaux pour David Douillet, Christine Cicot, Séverine Vandenhende et Marie-Claire Restoux.
«C’est le meilleur résultat français de tous les temps», se réjouissait dimanche soir Fabien Canu, le jeune directeur technique national, nommé en janvier dernier, de la Fédération française de judo.
Il rappelait également que chez eux, il y a deux ans, les Japonais avaient ramené dix médailles mais seulement trois titres et appelait de ses vœux une rapide passation de pouvoir entre les deux nations les plus fortes du judo international.
Seulement, au mondial de Bercy, les Japonais ont fait mieux qu’à Chiba, en décrochant à nouveau dix médailles mais quatre titres, comme les Français. La suprématie s’est en fait jouée sur le bronze — deux pour les Tricolores, trois pour les Japonais. De quoi regretter les quatre cinquièmes places des bleus.
«On ne peut rien reprocher aux athlètes, tous ont été au bout de leurs possibilités. Et réussir cela un an après les Jeux olympiques et les difficultés rencontrées pour se remotiver, je ne peux que leur tirer mon chapeau», poursuivait Fabien Canu. Chapeau aussi aux structures fédérales et aux entraîneurs qui ont su faire que cette équipe soit aussi performante.
«Il n’y a pas eu de changements radicaux ces dernières années dans la préparation de nos athlètes, si ce n’est quelques changements de programme, par petites touches, pour éviter la monotonie, comme le stage de vélo organisé cet été», a expliqué le DTN.
«Le travail est désormais plus individualisé et la préparation physique sur le tapis s’est intensifiée. Nous travaillons sans doute plus en qualité qu’en quantité. Et cela se ressent sur le tatami où l’on a vu très peu de fautes techniques».
Reste un cap à franchir qui permettra de passer — enfin — devant le Japon, berceau du judo, qui redresse la tête à chaque fois qu’il semble lever le pied et qui s’inspire aujourd’hui des modes de préparation français en multipliant les stages dans l’Hexagone.
«Nous ne sommes pas encore la première nation mondiale mais nous travaillons pour le devenir. Et malgré ce résultat historique, il nous faudra faire encore mieux la prochaine fois», a conclu Fabien Canu.
«Mais je ne suis pas inquiet, c’est une obligation que nous connaissons bien et depuis plusieurs années. Je suis personnellement convaincu que nous ne sommes pas encore allés au bout de nos possibilités».

Les plus titrés
de l’histoire

Le Français David Douillet et les Japonais Yasuhiro Yamashita et Naoya Ogawa sont les plus titrés de l’histoire du judo au niveau des Championnats du monde. Chez les dames, le record est détenu par la Belge Ingrid Berghmans avec six titres.
Les plus titrés:
• Messieurs:
4: David Douillet (Fra) lourds 1993, 95, 97, TC 1995
Yasuhiro Yamashita (Jap) lourds 1979, 81, 83, TC 1981
Naoya Ogawa (Jap) lourds 1989, TC 1987, 89, 91.
• Dames:
6: Ingrid Berghmans (Bel) TC 1980, 82, 84 et 86, -72 kg 1984, 1989
4:Karen Briggs (G-B) -48 kg 1982, 84, 86, 89
Fenglian Gao (Chn) +72 kg 1986, 87, 89, TC 1987
3: Brigitte Deydier (Fra) -66 kg 1982, 84, 86
Ryoko Tamura (Jap) -48 kg 1993, 95, 97.

Douillet a récupéré
sa médaille olympique

On se souvient du quiproquo commis par les organisateurs des Jeux d’Atlanta, qui avaient remis au Français David Douillet la médaille d’or de la championne olympique des lourds, la Chinoise Sun Fuming, et la sienne à l’Asiatique.
Après avoir tenté durant quelques jours de récupérer sa médaille, celle qui portait l’inscription + de 95 kg sur la tranche, et non le + de 72 kg des dames, il avait abandonné.
Les Mondiaux à Paris étaient une bonne occasion pour le champion du monde des lourds de retrouver son bien puisque la Chinoise était là. L’échange s’est fait dimanche après-midi. C’est le fameux champion néerlandais Anton Geesink qui l’a effectué car Douillet, qui l’admire beaucoup, y tenait. Geesink lui avait en effet passé la médaille autour du cou à Atlanta et il souhaitait que ce soit lui qui opère de nouveau. (AFP, Reuter)
Après avoir longtemps cru prendre la tête des championnats du monde qu’il organisait à Bercy, le judo français a dû se rendre à l’évidence, il reste encore à une longueur du JaponEt ce malgré un résultat historique, neuf médailles — sur seize possibles — dont quatre titres mondiaux pour David Douillet, Christine Cicot, Séverine Vandenhende et Marie-Claire Restoux.«C’est le meilleur résultat français de tous les temps», se réjouissait dimanche soir Fabien Canu, le jeune directeur technique national, nommé en janvier dernier, de la Fédération française de judo.Il rappelait également que chez eux, il y a deux ans, les Japonais avaient ramené dix médailles mais seulement trois titres et appelait de ses vœux une rapide passation de pouvoir entre les deux nations les plus fortes du judo...