«Malheur au vaincu», en effet, qui devra ensuite passer par un double match de barrage très aléatoire s’il veut participer au grand rendez-vous de l’été prochain.
En tête du groupe avec 18 points contre 17 à l’Italie, l’Angleterre partira avec un léger avantage, puisqu’un simple match nul lui suffit pour assurer sa qualification automatique.
L’Italie, elle, doit absolument l’emporter, comme lors de leur précédente rencontre (1-0) à Wembley en février dernier, pour éviter les affres d’un barrage difficile contre des équipes de valeur, comme la Belgique, la Russie ou la Yougoslavie, un barrage qui serait considéré comme humiliant pour les champions du monde de 1982 et les finalistes de 1994.
Plus habituée à défendre un résultat et à voir venir, la «squadra azzurra» sera cette fois-ci confrontée à un problème nouveau pour elle. Elle devra impérativement faire le jeu et attaquer si elle veut atteindre le seul objectif possible pour elle, la victoire.
Très conscient de cette nécessité, le sélectionneur italien Cesare Maldini hésite encore. La liste définitive de l’équipe qui rencontrera l’Angleterre n’est pas encore établie.
Cesare Maldini est un fervent adepte de la prudence, avec un libéro derrière sa ligne de défense à quatre, et il est vraisemblable qu’il s’en tiendra à cette formule, du moins au coup d’envoi: «Nous devrons attaquer certes, mais il ne faudra pas non plus nous exposer pour ne pas nous exposer aux contre-attaques adverses, et puis l’Angleterre joue toujours ses chances à fond».
En gros progrès sur le plan tactique, disposant de joueurs de grande classe en milieu de terrain, capables de ralentir et d’orienter le jeu selon les circonstances, l’Angleterre de Glenn Hoddle, complètement transformée depuis son arrivée, constitue un obstacle de poids aux hommes de Maldini.
Face à cette équipe anglaise en confiance, le salut résidera pour la «squadra azzurra» dans l’attaque et la prise de risques totale et inconditionnelle. Le passeport pour le Mondial français est à ce prix. (AFP)


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