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Actualités - Chronologie

Terres perdues : un nouvel atlas mondial de la désertification

Le directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Elizabeth Dowdeswell, a lancé jeudi à Rome la deuxième édition de l’Atlas mondial de la désertification, en marge de la première réunion de la Convention des Nations Unies contre la désertification.
Cet atlas, extrêmement détaillé, a été établi à partir des plus récentes données scientifiques sur les terres arides. Il montre à quel point la désertification est un des problèmes d’environnement les plus cruciaux de la planète, d’autant que le phénomène s’accélère.
«La plupart des cartes montrent des terres. Les cartes de cet atlas montrent des terres perdues, ou en train de disparaître», a expliqué Mme Dowdeswell. «Tout autour du globe, nous sommes littéralement en train de voir le sol se dérober. Quelque 130 millions d’hectares sont déjà perdus pour la production de nourriture, soit une surface équivalente à la France, l’Italie et l’Espagne réunies», a-t-elle ajouté.
Contrairement à la première édition de cet atlas (1992), uniquement consacrée à la désertification, cette édition (disponible uniquement en anglais) a été étendue aux questions liées à la dégradation des terres, comme la diversité biologique, les changements climatiques et la disponibilité en eau douce.
L’atlas met en évidence les conditions économiques et sociales (pauvreté et sécurité alimentaire) qui ont également un impact majeur sur l’évolution ou le contrôle de la désertification. Un milliard de personnes sont menacées dans le monde et déjà touchées par la malnutrition, à travers la baisse de productivité du sol. De nouvelles estimations de populations à risque sont aussi présentées ainsi qu’une étude sur les impacts de la désertification sur les migrations et les réfugiés.
Edité par le PNUE, l’ouvrage a été coordonné par N. Middleton (université d’Oxford) et D. Thomas (université de Sheffield, GB).
Cent treize pays ont ratifié la convention et discutent à Rome de son application qui passe par plusieurs instruments, dont un «mécanisme mondial» dont le contrôle va échapper au PNUE, très affaibli ces dernières années notamment parce que plusieurs pays ont suspendu leur participation dans l’attente d’une réforme destinée à rendre plus efficace cette agence des Nations Unies basée à Nairobi.
Cette réforme était attendue au deuxième sommet de la terre, en juin à New York, mais il n’y a pas eu consensus entre partisans du maintien du PNUE à Nairobi et ceux qui souhaitaient regrouper plusieurs organismes existants.
Deux autres agences de l’ONU, le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement) et le FIDA (Fonds international de développement agricole) se sont fait concurrence pour «abriter» le mécanisme de la convention, c’est - à - dire son organe financier et d’expertise. (AFP)
Le directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Elizabeth Dowdeswell, a lancé jeudi à Rome la deuxième édition de l’Atlas mondial de la désertification, en marge de la première réunion de la Convention des Nations Unies contre la désertification.Cet atlas, extrêmement détaillé, a été établi à partir des plus récentes données scientifiques sur les terres arides. Il montre à quel point la désertification est un des problèmes d’environnement les plus cruciaux de la planète, d’autant que le phénomène s’accélère.«La plupart des cartes montrent des terres. Les cartes de cet atlas montrent des terres perdues, ou en train de disparaître», a expliqué Mme Dowdeswell. «Tout autour du globe, nous sommes littéralement en train de voir le sol se dérober. Quelque 130 millions...