Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Affaire Diana Les enquêteurs étudient sur place les circonstances de l'accident (photo)

Un mois après l’accident qui a coûté la vie à Lady Diana, à son ami le milliardaire égyptien, Dodi Al-Fayed, et à leur chauffeur, les enquêteurs, sous le contrôle du juge d’instruction, ont longuement étudié les circonstances du drame sous le tunnel du pont de l’Alma à Paris.
Cet examen minutieux, qui n’avait pas été annoncé, s’est terminé sans aucune déclaration tant de la part des magistrats que des policiers.
Les journalistes et notamment les photographes ou les cameramen, ont été tenus à l’écart de ce «transport de justice» décidé par le juge Hervé Stéphan chargé de l’enquête. Celui-ci s’était rendu une première fois sur place le 9 septembre. Plusieurs relevés avaient déjà été effectués sur place par les gendarmes, à la demande du juge.
Une reconstitution officielle sera organisée ultérieurement en présence notamment des avocats des 10 personnes — 9 photographes et un motard — mises en examen pour non assistance à personne en danger dans cette affaire.
Avant l’arrivée des magistrats, les policiers ont longuement fouillé les buissons du carrefour à la recherche des photographes qui auraient été tentés de s’y dissimuler, parmi les bouquets de fleurs et les lettres romantiques qui saluent encore le souvenir de la princesse.
La circulation avait été détournée sous le tunnel obligeant les touristes à marcher pour rejoindre l’embarcadère des bateaux-mouches qui, en passant, illuminaient les bords de Seine.
Enveloppée dans une bâche plastique, la Mercedes noire qui était allée s’encastrer à grande vitesse dans un poteau au centre du tunnel a été transportée sur un camion et avec l’aide d’une grue, a été positionnée d’abord contre le poteau puis le long du mur où les sauveteurs l’ont trouvée.
Plus d’une dizaine d’experts, visibles parfois à l’aide de jumelles ou au gré d’un déplacement de véhicule, se sont affairés munis d’appareils de visée pour mesurer exactement l’angle de descente du tunnel et le rayon de la courbe fatale.
Seuls quelques touristes étaient accoudés aux barrières alors que le flot de la circulation ne tarissait pas occasionnant un nouvel embouteillage parisien.

Un «testament
posthume»

Par ailleurs, la nouvelle version de la biographie de la princesse de Galles par Andrew Morton, «Diana, Her True Story — In Her Own Words» (Diana, sa véritable histoire, par elle-même), dont le «Times» publie des extraits de l’introduction, rétablit des faits que Diana avait voulu taire en 1992 par égard pour la reine Elizabeth.
La princesse, qui avait accordé six longs entretiens à M. Morton, avait tenu à modifier sur les épreuves de la première édition — dont elle avait relu et annoté chaque page — le passage qui faisait état d’une tentative de suicide.
C’est également Diana qui a remis à l’auteur des copies de lettres d’amour de Camilla Parker Bowles au prince Charles pour qu’il n’y ait aucun doute dans l’esprit des éditeurs sur la réalité de cette liaison. Dans l’édition de 1992, le nom de la maîtresse du prince de Galles n’était même pas mentionné. Le texte faisait seulement allusion à «une amitié secrète qui remettait profondément en cause le mariage royal» et citait «des amis de la princesse» comme source de cette révélation et non Diana elle-même.
Ces lettres étaient «pleines d’amour, de passion et d’attente douleureuse», écrit M. Morton.
Dans le chapitre où elle révélait ses tentatives de suicide, Diana avait demandé à l’auteur de modifier un passage crucial pour ne pas embarrasser davantage la famille royale. Selon la nouvelle édition, c’est la reine en personne qui s’était précipitée la première vers elle au moment où elle se jetait dans l’escalier du château de Sandringham alors qu’elle était enceinte du prince William.
L’édition de 1992 parlait de la reine-mère et non d’Elizabeth II.
Le palais de Buckingham a fait savoir lundi que la publication de la nouvelle édition était «particulièrement triste» si peu de temps après la mort tragique de Diana.
La sortie de la biographie en 1992 dans laquelle Diana révélait le naufrage de sa vie privée et de son mariage avec le prince de Galles, avait constitué un retentissant succès de librairie.
Devenu millionnaire avec cet ouvrage, Andrew Morton récidive en publiant cette semaine une édition révisée dans laquelle il donne directement cette fois la parole à la princesse de Galles.
«Diana, Her True Story» s’était vendu à cinq millions d’exemplaires dans 83 pays.
La version révisée de la biographie, qui comprendra des citations de Diana, est le «testament personnel d’une femme qui se sentait à l’époque privée de parole et de pouvoir», écrit-il dans la préface du nouvel ouvrage tiré à plus de 100.000 exemplaires. (AFP)
Un mois après l’accident qui a coûté la vie à Lady Diana, à son ami le milliardaire égyptien, Dodi Al-Fayed, et à leur chauffeur, les enquêteurs, sous le contrôle du juge d’instruction, ont longuement étudié les circonstances du drame sous le tunnel du pont de l’Alma à Paris.Cet examen minutieux, qui n’avait pas été annoncé, s’est terminé sans aucune déclaration tant de la part des magistrats que des policiers.Les journalistes et notamment les photographes ou les cameramen, ont été tenus à l’écart de ce «transport de justice» décidé par le juge Hervé Stéphan chargé de l’enquête. Celui-ci s’était rendu une première fois sur place le 9 septembre. Plusieurs relevés avaient déjà été effectués sur place par les gendarmes, à la demande du juge.Une reconstitution officielle sera organisée...