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Actualités - Chronologie

Armes contre pétrole : contrat mirifique séoudo-sud-africain en gestation

L’Afrique du Sud pourrait finaliser cette semaine le plus important contrat de vente d’armes de son histoire, en échange de pétrole, à l’occasion de la visite du ministre séoudien de la Défense, le prince Sultan Ben Abdel Aziz.
Selon l’hebdomadaire sud-africain «Sunday Independent», ce contrat d’un montant de 7 milliards de rands (1,5 milliard de dollars) porte sur l’acquisition de systèmes d’artillerie G-6, considérés parles militaires comme l’équivalent des «rolls Royce», et des missiles antiaériens.
La vente de ces super-canons et des missiles, en discussion depuis des mois, devrait donner un sérieux coup de pouce à l’industrie militaire sud-africaine, menacée par les coupes budgétaires dans le secteur de la défense.
Elle doit surtout permettre à Pretoria d’acquérir du pétrole séoudien pour réduire sa dépendance à l’égard de l’Iran, ont indiqué des sources diplomatiques.
L’Afrique du Sud, qui importait en 1994 plus de 90% de son pétrole d’Iran, a réussi depuis à diversifier ses sources d’approvisionnement. La part du brut iranien ne représente plus aujourd’hui que 65% de ses besoins.$
Les Etats-unis, qui s’étaient opposés dans le passé à une vente sud-africaine d’armes au royaume wahabite — leur chasse gardée —, ne verraient plus d’objection à l’actuel projet, selon ces sources.
Washington a toujours exprimé son opposition aux liens serrés de l’Afrique du Sud et l’Iran, contre lequel il a décrété un embargo en raison de son soutien présumé au terrorisme international.

Intransigeance

Le chargé d’affaires séoudien en Afrique du Sud, Séoud al-Zedan, a de son côté dénoncé les tentatives de certains pays — qu’il n’a pas cités — d’empêcher la vente d’armes. «Sans hésitation, a-t-il déclaré au «Sunday Independant», nous traiterons avec qui nous voudrons. Personne ne sera en mesure de nous dicter notre conduite. Nous savons pourquoi nous le faisons et sommes conscients de nos responsabilités», a-t-il dit. «Notre sécurité n’est pas négociable. Nous avons 12 pays frontaliers et avons le droit de protéger notre peuple», a poursuivi M. Zedan, le plus haut diplomate séoudien en poste à Pretoria.
Interrogé à Dubai par le journal, le prince Sultan, qui occupe les fonctions de deuxième vice-premier ministre et ministre de la Défense, n’a pas voulu entrer dans le détail des négociations. «Les visites ne sont pas seulement destinées à des contrats d’armes», s’est contenté d’indiquer le prince, qui se déplace rarement à l’étranger.
Sultan Ben Abdel Aziz, accompagné de plusieurs ministres, entamera mercredi sa visite de six jours en Afrique du Sud. Il sera reçu au Cap par le président Nelson Mandela, son vice-président thabo Mbeki et rencontrera plusieurs autres membres du gouvernement sud-africain.
L’Arabie Séoudite est considérée par Pretoria comme un allié stratégique dans le cadre de ses relations avec le Proche-Orient. M. Mandela doit d’ailleurs y effectuer en novembre sa troisième visite depuis 1990.
La révélation du contrat il y a quelques semaines par le Sunday Independent avait provoqué les foudres de Pretoria qui y voyait un risque de rupture des négociations. M. Al-Zedan a indiqué que les remous suscités par cette révélation n’avaient pas affecté l’engagement de Ryad.
Les Sud-Africains discutent également des vente d’armes avec le Koweit mais ont dû renoncer cette année à un projet avec la Syrie sous la pression américaine.
L’Afrique du Sud pourrait finaliser cette semaine le plus important contrat de vente d’armes de son histoire, en échange de pétrole, à l’occasion de la visite du ministre séoudien de la Défense, le prince Sultan Ben Abdel Aziz.Selon l’hebdomadaire sud-africain «Sunday Independent», ce contrat d’un montant de 7 milliards de rands (1,5 milliard de dollars) porte sur l’acquisition de systèmes d’artillerie G-6, considérés parles militaires comme l’équivalent des «rolls Royce», et des missiles antiaériens.La vente de ces super-canons et des missiles, en discussion depuis des mois, devrait donner un sérieux coup de pouce à l’industrie militaire sud-africaine, menacée par les coupes budgétaires dans le secteur de la défense.Elle doit surtout permettre à Pretoria d’acquérir du pétrole séoudien pour...