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Actualités - Chronologie

Les catholiques de Russie jugent discriminatoire la loi sur les religions


Les représentants des catholiques et de trois confessions protestantes, représentées en Russie, ont retiré leur accord à la loi révisée sur les religions, la jugeant «discriminatoire», ont indiqué les membres d’une commission de réconciliation.
Le père Viktor Bartsevitch, responsable administratif des catholiques de Russie d’Europe, avait auparavant apposé sa signature sur la nouvelle version de la loi très controversée, après plusieurs semaines de consultations entre les représentants religieux et politiques russes.
Les représentants de l’Union des baptistes, des pentecôtistes et des adventistes ont également retiré leurs signatures.
«Le projet de loi contient toujours plusieurs points discriminatoires, contrevenant à la Constitution de Russie et aux droits internationaux», ont estimé les dirigeants des quatre confessions, dans un message adressé le 11 septembre au président russe, qui avait lui-même apposé son véto à la première version de cette loi, le 22 juillet.
Selon le texte initial, seuls l’orthodoxie, le bouddhisme, l’islam et le judaïsme étaient considérés comme des religions traditionnelles en Russie où elles pouvaient être pratiquées en toute liberté.
La nouvelle version mentionne, après l’orthodoxie, «le christianisme, l’islam, le bouddhisme, le judaïsme et d’autres religions, faisant partie inaliénable de l’héritage historique des peuples de la Russie».
Selon les signataires du message à Boris Eltsine, le texte «entérine l’inégalité des organisations religieuses devant la loi», obligeant certaines confessions à prouver leur existence sur le territoire russe depuis plus de 15 ans, pour pouvoir jouir d’un statut officiel.
«Nous refusons catégoriquement ces clauses et certaines autres de la version corrigée», ont indiqué les représentants des quatre confessions, appelant le président Eltsine à «prendre toutes les mesures possibles pour éviter l’adoption d’une loi anticonstitutionnelle».
Les représentants d’organismes russes de défense des droits de l’homme ont de leur côté dénoncé la loi corrigée, estimant que «plus de 3.500 organisations religieuses enregistrées en Russie et qui réunissent des centaines de milliers de personnes vont perdre leur droit de distribuer de la littérature religieuse, de fonder des écoles ou des journaux».
Les amendements ont été approuvés le 1er septembre. Ils étaient à l’origine destinés à éradiquer les éléments discriminatoires de la première loi, adoptée en juin à une très large majorité par les parlementaires russes.
Le pape Jean-Paul Il avait qualifié de discriminatoire le projet de loi et le Sénat américain avait menacé de réduire l’aide financière américaine à la Russie, si la loi entrait en vigueur en l’état. (AFP)
Les représentants des catholiques et de trois confessions protestantes, représentées en Russie, ont retiré leur accord à la loi révisée sur les religions, la jugeant «discriminatoire», ont indiqué les membres d’une commission de réconciliation.Le père Viktor Bartsevitch, responsable administratif des catholiques de Russie d’Europe, avait auparavant apposé sa signature sur la nouvelle version de la loi très controversée, après plusieurs semaines de consultations entre les représentants religieux et politiques russes.Les représentants de l’Union des baptistes, des pentecôtistes et des adventistes ont également retiré leurs signatures.«Le projet de loi contient toujours plusieurs points discriminatoires, contrevenant à la Constitution de Russie et aux droits internationaux», ont estimé les dirigeants des...