Des canons antiaériens tirés par des forces fidèles à M. Lissouba positionnées depuis la résistance officielle du chef de l’Etat congolais sont tombés hier matin dans le secteur du centre-ville qui jouxte la tour Nabemba de la compagnie pétrolière Elf-Congo, filiale de la française Elf-Aquitaine, a indiqué à une source indépendante contactée depuis Kinshasa.
Le pied de la tour, qui compte 27 niveaux, avait déjà été touché par des précédents bombardements. Mardi après-midi, il n’a pas été possible d’obtenir des informations sur l’ampleur des dégâts causés par les nouveaux bombardements.
«Je ne peux pas dire pourquoi la tour est si visée. Peut-être que les partisans de Lissouba pensent que les miliciens cobras de Sassou Nguesso s’y sont retranchés», a indiqué la même source.
Les partisans de Lissouba ont accusé à plusieurs reprises la compagnie Elf de soutenir financièrement le camp de Denis Sassou Nguesso et l’Elysée d’avoir commandité le «coup d’Etat manqué» qui serait, selon le président congolais, à l’origine de la crise.
Paris se défend de toute implication dans la crise congolaise et souhaite une solution négociée.
De leur côté, les miliciens de M. Sassou Nguesso positionnés dans les quartiers nord et centre de la ville ont tiré des mortiers en direction du palais présidentiel qui aurait été abandonné lors des affrontements par le président Lissouba, a ajouté la source.
Malgré une baisse d’intensité des tirs en fin de matinée, des échanges sporadiques de mortiers se poursuivaient encore en soirée, avec moins de virulence dans la nuit de lundi à mardi.
La poursuite des affrontements à Brazzaville intervient après l’échec du sommet de lundi à Libreville de neuf chefs d’Etat africains dont le président gabonais, président du comité international de médiation.
(AFP)


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