Au sommet participeront le premier ministre du Belize et les chefs d’Etat du Costa Rica, du Salvador, du Guatemala, du Honduras et du Panama qui font partie des 29 pays qui maintiennent des relations diplomatiques avec Taïwan.
Le président Lee a participé au congrès universel du canal de Panama, où il a également inauguré une zone industrielle financée par Taïwan et signé plusieurs accords de coopération, et est arrivé mardi à Tegucigalpa pour une visite officielle de deux jours.
Après avoir dissuadé plusieurs invités de participer à la conférence sur le canal, Pékin n’a pas hésité à menacer la Panama en affirmant mardi que «s’il ne normalisait pas ses relations avec la Chine, le fonctionnement de sa représentation d’intérêts commerciaux à Hong Kong souffrirait des conséquences inévitables».
Panama, qui possède la deuxième flotte marchande du monde, verrait ses intérêts sérieusement affectés si la Chine lui interdisait le port de Hong Kong.
Depuis la rétrocession de Hong Kong, la Chine est devenue le premier utilisateur de la zone franche de Colon (au nord du pays), par où transitent annuellement 1,2 milliard de dollars de marchandises hongkongaises et 600 millions chinoises, et le troisième utilisateur du canal interocéanique.
Le président Lee a accusé Pékin «d’intransigeance» tandis que le vice-président panaméen Tomas Altamirano a minimisé les menaces, en affirmant que «les échanges commerciaux avec la Chine sont faibles».
Lors du sommet de San Salvador les présidents devraient signer un mémorandum d’intention pour établir un accord de coopération économique qui avancera «de façon graduelle et progressive» vers le libre commerce entre Taïwan et l’Amérique centrale, selon des indications officielles.
En juillet dernier, lors d’une réunion Taïwan/Amérique centrale au niveau des ministres des Affaires étrangères, les Centraméricains avaient réitéré leur soutien à la reconnaissance de Taïwan par les Nations Unies.
L’ambassadeur taïwanais au Salvador, Bing F. Yen, a cependant précisé que ce thème «ne sera pas discuté par les présidents» lors du sommet, consacré essentiellement aux questions économiques.
Taïwan s’est engagé a accorder à l’isthme une assistance technique pour 100 millions de dollars et un prêt de 50 millions pour le développement de la petite et moyenne industrie.
Selon le responsable de la diplomatie salvadorienne, Ramon Gonzalez, les présidents de la région solliciteront une participation taïwanaise de 240 millions de dollars à un fonds de 300 millions destiné à la construction d’infrastructures et à la modernisation de l’industrie notamment.
En mars dernier, le représentant chinois à l’ONU, Qin Huasun, avait réalisé une tournée dans la région et manifesté le «désir de son pays d’établir des relations diplomatiques» en soulignant que «l’anormalité des relations bilatérales était un obstacle à une coopération amicale».
Les responsables de la région l’avaient cependant unanimement éconduit. (AFP)


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