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Actualités - Opinion

Mère Teresa encore


Par Charles Hélou

«Elle était l’incarnation de la valeur des valeurs: la vie». Elle était elle-même prière et charité, charité et prière.
Elle était, comme le disait l’«Osservatore Romano», «l’apparition de l’authentique génie féminin du XXe siècle. Et ce génie était créativité et tendresse envers l’humanité».

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Les obsèques de Mère Teresa auront lieu le 13 septembre mais l’Inde a déjà salué la mémoire de ce prix Nobel de la paix.
L’église (celle de Saint-Thomas à Calcutta) était déjà remplie des représentants de toutes les communautés: musulmane, hindoue et chrétienne. Beaucoup de ses contemporains disaient: «Elle a influencé la vie de tous. Rien qu’en la regardant, on pouvait savoir qu’on devenait meilleur».

La princesse Diana
l’admirait infiniment

Mère Teresa était née en août 1910, à Skopje, en Yougoslavie.
Elle avait fondé les Missionnaires de la charité à Calcutta, en octobre 1950. Les membres de son Ordre, au nombre de près de 5.000, étaient répartis sur plus de 600 institutions répandues dans plus de 20 pays.
On racontait comment elle se représentait son arrivée au Paradis. On lui demandait comment elle allait faire pour cela. Mère Teresa répondait: «Ce jour-là, Saint Pierre me dira: vous m’avez rempli le Paradis de tous vos pauvres».
Il était évident pour elle et pour des milliers d’êtres que Saint Pierre la reconnaîtrait.
Au Liban, pendant la guerre, elle avait voulu déplacer des enfants, d’une zone à l’autre. L’ambassadeur auquel elle s’adressait lui refusait cette facilité pour des raisons de sécurité, faisant valoir que toute la journée durant, d’après des renseignements de bonne source, des tirs d’artillerie menaceraient la vie de tous ceux qui passeraient. Elle insista, sans raisons suffisantes, arguant que la Vierge Marie lui avait assuré que le passage entre les deux zones se ferait sans problème. Et il en fut ainsi. D’où l’étonnement de l’ambassadeur, en fin de journée. Il lui téléphona pour lui dire: «Vos services secrets au Ciel semblent plus sérieux que les nôtres sur la terre».

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A l’heure de sa mort, instituteurs et institutrices disaient avoir perdu leur mère. Et un adolescent chrétien ajoutait qu’il avait perdu, non point sa mère mais la mère du monde entier. Pour beaucoup, elle semblait être une déesse vivante.
Mais elle disait aussi: «Je me sens comme une goutte de délivrance dans un océan de souffrance. Si cette goutte n’existait pas, elle manquerait à la mer».

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Informé de sa disparition par ce même ambassadeur, je me fis la réflexion qu’il suffisait à chacun de nous de penser à elle pour se sentir meilleur.
Par Charles Hélou«Elle était l’incarnation de la valeur des valeurs: la vie». Elle était elle-même prière et charité, charité et prière.Elle était, comme le disait l’«Osservatore Romano», «l’apparition de l’authentique génie féminin du XXe siècle. Et ce génie était créativité et tendresse envers l’humanité».** *Les obsèques de Mère Teresa auront lieu le 13 septembre mais l’Inde a déjà salué la mémoire de ce prix Nobel de la paix.L’église (celle de Saint-Thomas à Calcutta) était déjà remplie des représentants de toutes les communautés: musulmane, hindoue et chrétienne. Beaucoup de ses contemporains disaient: «Elle a influencé la vie de tous. Rien qu’en la regardant, on pouvait savoir qu’on devenait meilleur».La princesse Diana l’admirait infinimentMère Teresa était née en...