«L’Arabie Séoudite à demandé aux Etats-Unis de renvoyer le Séoudien Hani al-Sayegh dans son pays», a annoncé l’ambassadeur séoudien à Washington, Bandar Ben Sultan Ben Abdel Aziz al-Saoud, cité par SPA.
Cette demande a été faite après que la justice américaine «eut décidé d’abandonner l’accusation de participation à l’attentat retenue» contre le Séoudien, a-t-il ajouté.
«L’Arabie Séoudite n’accusera personne d’implication dans ce lâche attentat terroriste, et elle n’innocentera personne non plus jusqu’à ce que les services de sécurité élucident toutes les circonstances de l’attentat», a-t-il souligné.
«L’Arabie Séoudite poursuit sa coopération avec le gouvernement des Etats-Unis dans l’enquête sur cette affaire qui intéresse les deux pays, l’enquête se poursuit», a ajouté l’ambassadeur séoudien.
Le département de la Justice avait indiqué lundi que des démarches étaient en cours pour que Hani al-Sayegh, 28 ans, quitte le territoire américain.
Le département de la Justice a précisé que les autorités séoudiennes avaient l’intention de demander l’extradition de Hani Abdel Rahim Al-Sayegh, dans le cadre de l’enquête sur cet attentat, et que «si toutes les conditions étaient réunies pour l’extradition (…) les Etats-Unis répondraient de manière appropriée à la demande séoudienne».
Les autorités judiciaires américaines ont ajouté qu’elles avaient demandé à un juge, qui donnera sa réponse mercredi, d’abandonner les charges retenues contre le Séoudien à son arrivée aux Etats-Unis.
Hani Abdel Rahim al-Sayegh avait été extradé du Canada vers les Etats-Unis en juin dernier, après un accord passé avec les autorités américaines: le Séoudien, soupçonné d’avoir participé aux repérages précédant l’attentat de Dhahran, avait accepté de coopérer, en échange de quoi il avait été inculpé de charges moins graves, pour un projet d’attentat antérieur à celui de Dhahran et qui n’avait jamais été perpétré.
Mais le 30 juillet dernier, le Séoudien avait finalement plaidé non coupable d’activité terroriste entre 1994 et 1995, et refusé de coopérer avec les autorités américaines.
L’attentat de Dhahran avait coûté la vie à 19 soldats américains le 25 juin 1996 lorsqu’un camion chargé d’explosifs avait explosé dans un cantonnement d’aviateurs américains.
Hani Abdel Rahim al-Sayegh a affirmé qu’il se trouvait en Iran au moment de cet attentat, et a nié appartenir au Hezbollah séoudien. Il s’est qualifié de dissident politique, choisi comme bouc émissaire par le gouvernement séoudien. (AFP)


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