Le week-end écoulé, le Festival de Byblos proposait «Carmen» de Rafael Aguilar. Que les organisateurs annoncent, sans rougir, que c’est «une beauté insolente» (Le Figaro), «une réussite totale» (Le Monde), un «chef-d’œuvre chorégraphique» (Journal du Dimanche), «un moment de rare bonheur» (La dépêche et Ouest France) ou encore «Carmen entre dans les annales de l’histoire» (The Japan Times)... et qu’ils servent ensuite un sous produit de «ballet flamenco» ni beau, ni authentique, ni professionnel, c’est grave. Et même — osons le dire — malhonnête. La troupe du «Ballet théâtre de Madrid», également nommé «Ballet Teatro Espanol Rafael Aguilar» a détruit Carmen. Elle a massacré l’histoire la plus populaire du théâtre lyrique. Elle a égratigné l’ego du spectateur. Le ballet flamenco «Carmen» ne fait même pas le poids avec le folklore le plus élémentaire. A la fin du spectacle, même le plus profane en la matière n’aurait pas été content. On lui a montré une astuce ou deux (des cigarières roulant les feuilles de tabac sur leurs cuisses écartées, les étreintes mortelles du duo final) qui l’ont fait rire puis sans doute baver des yeux. On peut comprendre que les organisateurs aiment cela; c’est leur droit; on le respecte. Mais qu’ils ne jouent pas à la «boursouflure» dans leur publicité. La confiance, ça se gagne, elle ne se donne pas. Quoi qu’on en dise, même en le forçant, le public n’a pas réussi à être captivé. Pis encore, ce paquet d’artistes tartuffes, sortis d’une pièce de Molière, a écorché l’œil du spectateur. Qui avait donc dit: «Créer c’est encombrer le monde, alors qu’on a envie plutôt de le vider»? Une citation bien légitime dans certains cas, celui-ci en particulier... Quand on a la démangeaison des festivals, faudrait-il encore être capable de proposer un travail de niveau qui dégage de la force, de la personnalité, de la différence. Ici, même les choses les plus élémentaires (acoustique et éclairage) n’étaient pas au rendez-vous. Ceci dit une question s’impose: c’est quoi un festival, «International» de surcroît? Nous laisserait-on perplexe longtemps à ce sujet? Il y a des débats qu’on aimerait mener même s’ils sont tendus.
Le week-end écoulé, le Festival de Byblos proposait «Carmen» de Rafael Aguilar. Que les organisateurs annoncent, sans rougir, que c’est «une beauté insolente» (Le Figaro), «une réussite totale» (Le Monde), un «chef-d’œuvre chorégraphique» (Journal du Dimanche), «un moment de rare bonheur» (La dépêche et Ouest France) ou encore «Carmen entre dans les annales de l’histoire» (The Japan Times)... et qu’ils servent ensuite un sous produit de «ballet flamenco» ni beau, ni authentique, ni professionnel, c’est grave. Et même — osons le dire — malhonnête.La troupe du «Ballet théâtre de Madrid», également nommé «Ballet Teatro Espanol Rafael Aguilar» a détruit Carmen. Elle a massacré l’histoire la plus populaire du théâtre lyrique. Elle a égratigné l’ego du spectateur.Le ballet flamenco...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.