Le groupe ne donne pas de prévisions pour l’ensemble de l’année. Le directeur financier, Bruno Weymuller, a toutefois souligné devant la presse que le contexte du premier semestre s’était maintenu en juillet et août.
Dans un communiqué, le PDG d’Elf, Philippe Jaffré, précise que «les découvertes importantes en mer profonde par l’Exploration-Production comme l’importance et la richesse du portefeuille de projets pour les autres branches du groupe nous permettent d’envisager avec une relative sérénité l’avenir proche».
«L’annonce d’ici la fin de l’année de nouveaux objectifs de rentabilité à cinq ans pour le groupe sera un signe supplémentaire de cette confiance dans l’avenir», souligne-t-il. Les premières indications devraient être fournies à l’occasion des rencontres avec les analystes financiers qui débutent à la fin septembre.
Sur les six premiers mois de l’année, le groupe a réalisé un bénéfice net courant en hausse de 38% à 4,92 milliards de FF. Le bénéfice net part du groupe s’établit à 5,26 milliards de FF après prise en compte de 340 millions de FF de plus-values de cessions.
Ces résultats sont en ligne avec les prévisions faites au début de l’année par Elf.
Selon Bruno Weymuller, les plus-values proviennent de la vente d’actions d’Oil Services, d’Eramet, de Technip, de Coflexip et de la dissolution de la CPIH, holding financière de la filiale Elf Gabon. La cession des titres Renault, en juillet, n’est pas encore intégrée.
Le résultat net courant par action s’établit à 19 FF, soit une hausse de 44%. Mais Elf a racheté depuis le début de l’année 4,6 millions de ses propres actions pour un montant total de 2,7 milliards de FF.
Le chiffre d’affaires est passé de 113,29 à 128,38 milliards de FF sur la période considérée. Le résultat opérationnel a progressé de 25% à 13 milliards de FF.
Cette augmentation de 2,6 milliards de FF est due pour 1,4 milliard à l’environnement pétrolier, dont un milliard pour le seul dollar. Le groupe avait construit son budget avec un billet vert à 5,20 FF et a bénéficié d’une hausse moyenne de 12% au premier semestre.
Le désendettement
La progression du résultat opérationnel provient pour 100 millions de FF de la croissance et de 1,1 milliard de FF des efforts de productivité de l’entreprise.
Du fait de ce contexte international positif, la rentabilité des fonds propres s’établit à 10,9% (8% à environnement normalisé avec un dollar à 5,20FF et un brent à 16,50 dollars). Le groupe vise toujours 10% en 1998 à environnement normalisé, a dit Bruno Weymuller.
Par secteur, l’exploration-production a dégagé un résultat opérationnel de 9,15 milliards de FF contre 7,23 milliards. La production d’hydrocarbures reste au-dessus de 1,0 million de barils équivalent pétrole/ jour.
Le groupe insiste sur ses succès en exploration, notamment dans le golfe de Guinée avec le Bloc 17 (18.000 barils/ jour) en Angola, dont il détient 35%, et la découverte de Dalia (16.000 barils/ jour).
Au Congo, Elf a obtenu 40% sur le permis «Mer très profonde Sud» et 30% pour «Mer très profonde Nord». (Reuter)


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