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Actualités - Chronologie

Amnesty international rappelle le droit au retour des réfugiés palestiniens

Amnesty International a lancé dans un rapport un appel à la communauté internationale pour qu’elle aide au retour dans leurs foyers des 5,6 millions de réfugiés au Moyen-Orient.
«Tous les réfugiés, y compris les Palestiniens, ont le droit de regagner leur pays en toute sécurité et le problème des réfugiés palestiniens devrait être un des volets prioritaires du processus de paix», selon le texte de cette organisation de défense des droits de l’Homme basée à Londres, reçu au Caire.
«Par opportunisme politique ou par intérêt, de nombreux gouvernements du Moyen-Orient ordonnent ou cautionnent des violations des droits de l’Homme (…) et il se passe rarement une année sans que la région ne soit le théâtre d’un nouveau flux massif de réfugiés», souligne Amnesty dans ce nouveau rapport intitulé «Les réfugiés au Moyen-Orient. La peur, la fuite et l’exil forcé».
L’organisation estime à 5,6 millions le nombre de réfugiés dans la région dont «des personnes isolées, des familles et des communautés entières, qui ont fui les tortures, les tueries et les campagnes de violence, de discrimination et d’intimidation dirigées contre certains groupes ethniques».
«Les Palestiniens constituent la première communauté de réfugiés du monde et plus de la moitié d’entre eux n’ont droit à la citoyenneté dans aucun pays et voient leurs droits civils limités», indique le rapport qui rappelle qu’en 1948 et 1949, 750.000 Palestiniens «ont abandonné leurs foyer lorsque l’Etat d’Israël a été fondé».
La guerre entre l’Iran et l’Irak dans les années 80 a conduit des «milliers de personnes à franchir les frontières des pays voisins», et en 1989, quelque «deux millions» de réfugiés afghans se trouvaient en Iran, en raison de la guerre civile dans leur pays, a ajouté Amnesty.
Amnesty souligne qu’au cours de la guerre du Golfe (1991), des «centaines de milliers» de Koweitiens, d’Irakiens et de ressortissants d’autres pays ont fui le Koweit et l’Irak. Environ «deux autres millions d’Irakiens, de Kurdes et d’Arabes» ont fui lorsque les forces gouvernementales irakiennes ont réprimé les soulèvements dans le pays qui avait suivi la guerre.
Enfin, ajoute-t-elle, «depuis les années 80, des centaines de ressortissants bahreinis ont été contraints à l’exil, perdant la protection de leur propre Etat».
«Pour les réfugiés menacés, la protection de la communauté internationale est une nécessité et un droit. La protection des réfugiés est fondée sur le principe du non-refoulement, en vertu duquel tout Etat est tenu de ne pas renvoyer une personne contre son gré vers un pays où elle risque d’être victime de violations des droits de l’Homme».
Amnesty critique les gouvernements européens qui «refusent de reconnaître que les demandeurs d’asile algériens sont menacés s’ils sont renvoyés dans leur pays» et les gouvernements du Moyen-Orient qui ont signé «des accords bilatéraux et multilatéraux de sécurité ou antiterroristes permettant le refoulement ou l’expulsion de militants politiques». (AFP)
Amnesty International a lancé dans un rapport un appel à la communauté internationale pour qu’elle aide au retour dans leurs foyers des 5,6 millions de réfugiés au Moyen-Orient.«Tous les réfugiés, y compris les Palestiniens, ont le droit de regagner leur pays en toute sécurité et le problème des réfugiés palestiniens devrait être un des volets prioritaires du processus de paix», selon le texte de cette organisation de défense des droits de l’Homme basée à Londres, reçu au Caire.«Par opportunisme politique ou par intérêt, de nombreux gouvernements du Moyen-Orient ordonnent ou cautionnent des violations des droits de l’Homme (…) et il se passe rarement une année sans que la région ne soit le théâtre d’un nouveau flux massif de réfugiés», souligne Amnesty dans ce nouveau rapport intitulé «Les...