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Actualités - Chronologie

Après l'expiration du mandat du président Lissoura Situation de guerre à Brazzaville

La situation de guerre persistait hier à Brazzaville au lendemain de l’expiration théorique du mandat du président Pascal Lissouba dont les forces ont bombardé pour la deuxième fois avec des hélicoptères les positions des partisans de son prédécesseur Denis Sassou Nguesso dans les quartiers nord.
Aux premières heures de la matinée, deux des quatre hélicoptères des troupes gouvernementales, les «MI-24» de fabrication russe, ont pilonné aux roquettes les positions des miliciens cobras de M. Sassou Nguesso, a indiqué à une source indépendante contactée depuis Kinshasa, de l’autre côté du fleuve.
C’est la deuxième fois que les troupes gouvernementales recourent à l’aviation pour bombarder les positions des partisans du général Sassou Nguesso, après les premiers raids effectués mardi dernier à M’Pila, secteur est, et au centre-ville.
Aucune des radios des belligérants n’avait évoqué ces nouveaux raids. Pas plus que Radio-Liberté, contrôlée par les partisans de Sassou Nguesso, la radio gouvernementale n’y a fait allusion au cours des journaux de la journée.
Il n’a pas été possible d’obtenir d’informations supplémentaires sur la nationalité des pilotes, les positions des miliciens de Sassou Nguesso touchées par les frappes, ni les dégâts. Les premiers raids de la semaine dernière avaient fait d’importants dégâts matériels, avait affirmé une source militaire proche de Sassou Nguesso.
Selon la source indépendante à Brazzaville, les hélicoptères ont pu regagner leur base située dans le sud-ouest du Congo, sans avoir été inquiétés par les partisans de l’ancien président congolais qui disposerait, d’après des sources généralement bien informées, de missiles antiaériens à Kinshasa, la capitale de la république démocratique du Congo (RDC ex-Zaïre).
En dehors de ces raids, des échanges moins violents de tirs d’armes lourdes ont opposé sporadiquement les forces belligérantes qui s’affrontent depuis le 5 juillet dernier.
L’entrée en action, pour la seconde fois, de l’aviation gouvernementale intervient 24 heures après la fin théorique — dimanche — du mandat du président Lissouba, qui a toutefois été prorogé en juillet par le conseil constitutionnel jusqu’à l’élection de son successeur.
Les partisans de Denis Sassou Nguesso soufflaient le chaud et le froid en réaffirmant à la fois qu’ils étaient toujours opposés à la prorogation du mandat du président Lissouba, mais disposés à trouver «un accord global négocié» dans le cadre de la médiation internationale entreprise par le président gabonais Omar Bongo.
Dans une déclaration à Radio-Liberté, les Forces Démocratiques et Patriotiques ont demandé à la population d’«amplifier la résistance contre la tyrannie du président Lissouba», ajoutant que depuis le 31 août, le chef de l’Etat est devenu «un simple citoyen».
Du côté gouvernemental, l’expiration théorique du mandat du président Lissouba n’a pas donné lieu à de déclarations. La radio officielle se bornait à rappeler la visite éclair effectuée durant le week-end par le président Lissouba à Libreville où ses représentants et ceux de M. Sassou Nguesso aux négociations de paix ont reçu de la médiation internationale un nouveau projet d’accord de paix.
Dimanche, M. Lissouba avait accueilli favorablement cet accord dont on ignore encore le contenu. Les précédents projets d’accord ont été rejetés par les belligérants en raison des divergences sur le choix et les prérogatives du premier ministre du gouvernement d’union nationale. D’ores et déjà radio-Liberté a prévenu que les forces démocratiques ne signeront pas l’accord si elles n’obtiennent pas le poste de chef de gouvernement avec les prérogatives de commandant des forces armées et de président du conseil des ministres.
La situation de guerre persistait hier à Brazzaville au lendemain de l’expiration théorique du mandat du président Pascal Lissouba dont les forces ont bombardé pour la deuxième fois avec des hélicoptères les positions des partisans de son prédécesseur Denis Sassou Nguesso dans les quartiers nord.Aux premières heures de la matinée, deux des quatre hélicoptères des troupes gouvernementales, les «MI-24» de fabrication russe, ont pilonné aux roquettes les positions des miliciens cobras de M. Sassou Nguesso, a indiqué à une source indépendante contactée depuis Kinshasa, de l’autre côté du fleuve.C’est la deuxième fois que les troupes gouvernementales recourent à l’aviation pour bombarder les positions des partisans du général Sassou Nguesso, après les premiers raids effectués mardi dernier à M’Pila,...