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Actualités - Chronologie

Presse : des habitudes très différentes selon les pays (photo)

La protection de la vie privée des personnalités fait l’objet, selon les pays, d’une législation plus ou moins complète et, surtout, plus ou moins appliquée.

La Grande-Bretagne, comme l’Italie, ou la Grèce, sont parmi les pays où la vie privée apparaît comme la moins protégée. En Grande-Bretagne, où la liberté d’information demeure sacro-sainte, le débat a commencé dès lundi sur la nécessité de renforcer les règles d’éthique et la décence.
En Italie, il n’y avait pas de législation spécifique sur la protection de la vie privée, jusqu’à janvier dernier. Depuis, est entrée en vigueur une loi qui comprend la création d’une autorité garantissant la protection des données individuelles. Mais selon un journaliste italien, «la presse italienne n’a pas encore pris conscience de l’existence de cette loi et ne croit pas à son application. On verra quand les premières condamnations arriveront».
Aux Etats-Unis, de même, les personnalités publiques ne jouissent que de peu de protection de leur vie privée, qui passe après la liberté d’expression dans la constitution américaine. Aucune loi fédérale ne garantit le droit à l’intimité, même si quelques Etats, comme celui de New York, ont adopté une législation spécifique en ce sens. Mais les juges considèrent souvent que le droit du public à être informé prime le droit au respect de la vie privée des célébrités.
En France, en revanche, l’article 9 du Code civil est aussi laconique qu’efficace: «Chacun a droit au respect de sa vie privée». La jurisprudence a fait de cet article une arme redoutable. Il est entre autres «interdit de porter à la connaissance du public les liaisons, véritables ou imaginaires, prêtées à une personne». Certaines personnalités, comme les actrices Isabelle Adjani ou Catherine Deneuve, saisissent ainsi presque systématiquement la justice et obtiennent des centaines de milliers de francs en réparation. Le code pénal comporte lui aussi des dispositions sur l’atteinte à la vie privée, réprimant notamment l’intrusion dans les lieux privés. La peine maximum est d’un an de prison.

Droits fondamentaux

L’Espagne dispose d’une loi équivalente, quoique le droit à l’image privée soit plus souple quand il s’agit de personnes exerçant des fonctions publiques. La famille royale est peu harcelée. Le roi Juan Carlos, défenseur de la démocratie, «l’a bien mérité», souligne le président de l’association espagnole des photographes de presse, Roberto Cerecedo.
Epargnées aussi, les familles royales des pays nordiques, Suède, Norvège et Danemark. Dans ces pays existent à la fois une législation générale sur la vie privée et un code d’éthique pour la presse.
En Autriche, une législation appliquée sévèrement entraîne les journaux à s’autocensurer, sous la surveillance d’un Conseil de la presse.
Il n’existe pas, en revanche, de législation fédérale spécifique en Allemagne, hormis les droits fondamentaux inscrits dans la Constitution, mais une législation déclinée dans les différents Etats fédérés (Laender). Elle reconnaît le droit de l’image qui permet à quelqu’un d’interdire la publication de photos de lui-même mais fait exception pour les «personnalités les plus en vue de l’histoire présente», comme le chancelier Helmut Kohl. A côté des tribunaux, un Conseil de la presse joue un important rôle d’auto-contrôle.
Pas de loi sur la protection de la vie privée en Belgique non plus. La seule disposition écrite existante est un paragraphe de la Constitution, qui indique que chacun a le droit de protéger sa vie privée. Il faut donc s’appuyer sur la jurisprudence, où la balance penche souvent pour le droit à l’information, quand l’affaire concerne une personnalité publique, qu’elle soit politique ou artistique.
Dans les pays de l’Est, enfin, existe également une législation sur la protection de la vie privée. Celle-ci publie donc assez peu de ragots, faute, aussi, d’être assez fortunée. (AFP)
La protection de la vie privée des personnalités fait l’objet, selon les pays, d’une législation plus ou moins complète et, surtout, plus ou moins appliquée.La Grande-Bretagne, comme l’Italie, ou la Grèce, sont parmi les pays où la vie privée apparaît comme la moins protégée. En Grande-Bretagne, où la liberté d’information demeure sacro-sainte, le débat a commencé dès lundi sur la nécessité de renforcer les règles d’éthique et la décence.En Italie, il n’y avait pas de législation spécifique sur la protection de la vie privée, jusqu’à janvier dernier. Depuis, est entrée en vigueur une loi qui comprend la création d’une autorité garantissant la protection des données individuelles. Mais selon un journaliste italien, «la presse italienne n’a pas encore pris conscience de l’existence de...