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Actualités - Chronologie

Terrorisme et croissance économique, deux défis pour l'Algérie, estime Zéroual

La lutte contre le terrorisme et la reprise de la croissance économique sont deux «défis» que l’Algérie doit relever pour sortir de la crise, a estimé le président algérien Liamine Zéroual.

«En plus de la lutte contre le terrorisme, il faut poursuivre avec détermination dans la voie de la croissance économique», a affirmé le président Zéroual dans un discours radio-télévisé.
Dans ce discours de 30 minutes, M. Zéroual n’a pas évoqué les «mesures d’apaisement» demandées par l’opposition, comme la levée de l’état d’urgence en vigueur depuis 1992. Il n’a également pas fait allusion à la libération conditionnelle, le 15 juillet, du chef historique du Front islamique du salut (FIS-dissous), Abassi Madani.
Il a, en revanche, affirmé que «l’Etat ne se départira pas de son devoir de lutte contre le terrorisme barbare», qualifiant les groupes armés islamistes de «criminels, traîtres et mercenaires» coupables de crimes «sans précédent dans l’histoire de l’humanité».
Le président Zéroual a également estimé que les massacres de civils et les attentats à la bombe sont «des actes de vengeance contre le peuple» d’un terrorisme qui «vit ses dernières heures».
Les massacres de villageois isolés se sont poursuivis sans répit, ces dernières semaines, faisant au moins 460 morts depuis le 15 juillet, selon des bilans partiels de la presse, en l’absence de toute information officielle.
Sur le plan économique, «l’Algérie a commencé à redresser sa situation économique et à desserrer l’étau qui l’étouffait durant ces dernières années, dans le domaine financier», a affirmé M. Zéroual.
«Les signes précurseurs d’un retour à la croissance de l’économie algérienne, depuis trois ans, ont suscité un intérêt croissant sur le plan international», a-t-il ajouté, estimant cependant que ses résultats étaient «encore insuffisants».

Accélération des
privatisations

Apportant son soutien au programme du gouvernement de M. Ahmed Ouyahia, adopté dimanche dernier par la première assemblée pluraliste de l’histoire de l’Algérie indépendante, M. Zéroual a estimé que ce programme doit être réalisé loin de «toute politique populiste et de promesses creuses».
Les principaux partis de l’opposition avaient voté contre ce programme, tandis qu’un parti présent dans le gouvernement, le Mouvement de la société pour la paix (MSP, ex-Hamas), l’avait sévèrement critiqué.
Le programme triennal du gouvernement de M. Ouyahia, adopté avec 245 voix contre 72 et 26 abstentions sur un total de 380, prévoit une accélération des privatisations du secteur public et des réformes du secteur financier.
A l’horizon 2.000, il prévoit une croissance de 7% (4% en 1996), un taux d’inflation de 4,5% (9% en mars dernier et 38% en 1994), la construction de 800.000 logements et la création de 1.200.000 emplois pour résorber le chômage qui touche 28% de la population active soit 2,2 millions de personnes.
Les privatisations vont s’étendre désormais aux domaines, jusque-là réservés, de l’électricité, des mines, des postes et télécommunications et à celui, très sensible, des terres agricoles.
M. Ouyahia a exclu le recours à un nouveau rééchelonnement de la dette extérieure (33 milliards de dollars), grâce à l’augmentation des réserves de change qui ont atteint 6,4 milliards en juin dernier et qui seront de 8 milliards de dollars à la fin de l’année.
Il a également écarté la signature d’un autre accord avec le FMI. L’Algérie a conclu avec le FMI deux accords: l’un, en mai 1994, dit de «stabilisation» de l’économie et l’autre, en mars 1995, d’une durée de trois ans, dit d’ajustement structurel.
L’application de ces accords a permis à l’Algérie de maîtriser désormais ses équilibres financiers mais s’est traduite par un coût social élevé. Des dizaines d’entreprises ont ainsi fermé leurs portes, près de 200.000 salariés ont perdu leur emploi et le pouvoir d’achat s’est détérioré à cause, notamment, de l’arrêt des subventions aux produits de première nécessité. (AFP)
La lutte contre le terrorisme et la reprise de la croissance économique sont deux «défis» que l’Algérie doit relever pour sortir de la crise, a estimé le président algérien Liamine Zéroual.«En plus de la lutte contre le terrorisme, il faut poursuivre avec détermination dans la voie de la croissance économique», a affirmé le président Zéroual dans un discours radio-télévisé.Dans ce discours de 30 minutes, M. Zéroual n’a pas évoqué les «mesures d’apaisement» demandées par l’opposition, comme la levée de l’état d’urgence en vigueur depuis 1992. Il n’a également pas fait allusion à la libération conditionnelle, le 15 juillet, du chef historique du Front islamique du salut (FIS-dissous), Abassi Madani.Il a, en revanche, affirmé que «l’Etat ne se départira pas de son devoir de lutte contre le...