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Actualités - Chronologie

Vingt ans après, le retour virtuel du King en concert (photo)

Vingt ans après sa mort, Elvis Presley a fait, samedi soir, un retour virtuel sur scène, au cours d’un concert multimédia géant marquant l’apogée d’une semaine de célébrations dans sa ville de Memphis (Tennessee).
C’est à 16 heures, heure de Memphis (21h00 GMT), le 16 août 1977, que le «King», alors âgé de 42 ans, était retrouvé mort, terrassé par une crise cardiaque due à une drogue dans une salle de bains de la propriété de style colonial de Memphis, dans laquelle il avait vécu 20 ans.
Pour les habitants de cette ville du Sud, baptisée «patrie du blues, patrie du rock’n’roll», ce jour est celui où la musique s’est tue. «The day the music died», titrait samedi le principal quotidien de Memphis, le «Commercial Appeal».
Près de 700.000 personnes s’étaient alors pressées le long du cortège funèbre de l’enfant chéri de la ville.
Samedi soir, l’homme qui, il y a 43 ans, avait commencé à métisser les influences du rhythm and blues, du gospel et de la musique country, devait effectuer «virtuellement un grand retour, dans un spectacle de trois heures en deux actes, au Mid-South Coliseum de Memphis, où il donnait habituellement des concerts.
Elvis était «là, sur le grand écran, donnant le ton, flottant au-dessus de l’orchestre». Todd Morgan, directeur de la création de Graceland, a tenu sa promesse...
Le spectacle interactif d’un coût de 500.000 dollars, préparé par Elvis Presley Enterprises — l’empire qui gère la véritable industrie du souvenir d’Elvis — a synchronisé des enregistrements filmés de concerts avec, sur scène, des musiciens en chair et en os.
La légende du rock’n’roll a ainsi retrouvé 30 à 40 chanteurs, instrumentalistes et associés qui ont travaillé sur scène avec lui au fil des ans, pour chanter certains de ses grands succès: «That’s All Right Mama», «Mystery Train», «Love Me Tender», «Hound Dog», «Don’t be Cruel».
Parmi ces artistes ont figuré Scotty Moore, son premier guitariste, D.J. Fontana, les Jordanaires et la TCB Band, avec James Burton.
M. Morgan et son équipe ont choisi leur enregistrement de concert préféré et ont isolé la voix d’Elvis Presley, effaçant le reste.
Le plus difficile a été de faire bouger les lèvres d’Elvis Presley au rythme de la musique du véritable orchestre, ce qui a exigé une très coûteuse synchronisation par ordinateur, a expliqué Stig Edgren, directeur du spectacle.
«Vous n’allez pas y croire», a lancé M. Morgan aux 30.000 fans réunis dans la nuit de samedi dans la propriété de Graceland.
«Nous avons créé des éclairages et un son auxquels vous vous attendriez si vous alliez voir Elvis en personne», a-t-il ajouté.
Plus de 10 tonnes d’équipement ont été apportées pour que la scène rappelle les différentes phases de la carrière du «King» dont une guitare géante.
Une partie de la scène représente le Hilton de Las Vegas où Elvis Presley avait chanté. Au-dessus: trois écrans géants, dont un de 6,5 mètres de haut, pour Elvis. Des cameramen ont utilisé les deux écrans latéraux pour projeter des images de l’orchestre.
«Elvis en Concert» s’est révélé un succès, et les organisateurs pourraient l’exporter, surtout en Europe, où le «King» n’a jamais eu l’occasion de donner de concert. (AFP)
Vingt ans après sa mort, Elvis Presley a fait, samedi soir, un retour virtuel sur scène, au cours d’un concert multimédia géant marquant l’apogée d’une semaine de célébrations dans sa ville de Memphis (Tennessee).C’est à 16 heures, heure de Memphis (21h00 GMT), le 16 août 1977, que le «King», alors âgé de 42 ans, était retrouvé mort, terrassé par une crise cardiaque due à une drogue dans une salle de bains de la propriété de style colonial de Memphis, dans laquelle il avait vécu 20 ans.Pour les habitants de cette ville du Sud, baptisée «patrie du blues, patrie du rock’n’roll», ce jour est celui où la musique s’est tue. «The day the music died», titrait samedi le principal quotidien de Memphis, le «Commercial Appeal».Près de 700.000 personnes s’étaient alors pressées le long du cortège...