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Actualités - Chronologie

Bain maure et chansons grivoises avant la nuit de noces (photo)

Abdessalam Abdallah a aménagé une salle de culture physique à l’intérieur de son bain maure qui, depuis près de trois mois, ne désemplit pas de Bagdadis voulant perdre du poids ou développer leurs muscles.
A l’instar des dizaines de salles de sports qui ont fait leur apparition ces deux dernières années à Bagdad, ce hammam-health club est devenu le lieu de rendez-vous d’une jeunesse irakienne fuyant le vide créé par l’embargo imposé au pays depuis sept ans.
Oudaï Abdel Amir, un étudiant de 19 ans, fréquente assidûment depuis un mois la salle de sport. «J’ai gagné cinq kilos en faisant des haltères», dit-il fièrement en montrant ses muscles.
Le propriétaire du bain Al-Joumhouriya affirme avoir dépensé cinq millions de dinars (environ 3.125 dollars) pour équiper la partie aménagée en salle de culture physique. Les équipements sont quasi-exclusivement de fabrication locale.
«L’établissement est surtout fréquenté par les artisans du quartier, notamment des mécaniciens, des menuisiers, des forgerons ainsi que d’anciens sportifs», indique Abdessalam, 46 ans.
Ils sont entraînés par Mahmoud Ahmed Zidane, 47 ans, champion d’Irak en culturisme de 1985 à 1990 et tenant de plusieurs titres asiatiques.
Des photos de vedettes internationales son affichées sur les murs de la salle. Sur un mur du bain turc, un hadith (parole du prophète Mahomet) rappelle que «la propreté fait partie intégrante de la foi».
L’abonnement mensuel s’élève à 8.000 dinars (5 dollars) et la séance d’entraînement 250 dinars, une aubaine pour Abdessalam.
Le Hammam Al-Joumhouriya est fréquenté exclusivement par des hommes, qui ont le choix entre une quarantaine de salles de sports à Bagdad, Près d’une dizaine d’autres salles de sports sont réservées aux femmes, dont le principal souci est de perdre du poids ou de garder la ligne.
Vieux de 43 ans, le Hammam Al-Joumhouriya, situé dans le quartier populaire d’Al-Fadl, au centre de la capitale, a néanmoins conservé sa fonction de bain maure ou établissement de bains de vapeur et de massages.
Mais en raison de la canicule, la quarantaine de bains maures à Bagdad sont quasidéserts en été.
Ces établissements sont toutefois animés les jeudis et vendredis, jours du week-end musulman où sont célébrés les mariages.
Une tradition, toujours en vigueur en Irak à l’instar de bon nombre de pays arabes, veut qu’avant sa nuit de noces, le marié se rende avec ses amis au bain maure où il est lavé, massé, frotté, rasé et parfumé au rythme de chansons grivoises.
Jeudi, Hamada, un jeune homme se préparant pour sa nuit de noces, a eu droit aux soins traditionnels au hammam, où le son de la musique et des chants populaires se mêlait aux bruit des haltères qui s’entrechoquaient dans la salle voisine. (AFP)
Abdessalam Abdallah a aménagé une salle de culture physique à l’intérieur de son bain maure qui, depuis près de trois mois, ne désemplit pas de Bagdadis voulant perdre du poids ou développer leurs muscles.A l’instar des dizaines de salles de sports qui ont fait leur apparition ces deux dernières années à Bagdad, ce hammam-health club est devenu le lieu de rendez-vous d’une jeunesse irakienne fuyant le vide créé par l’embargo imposé au pays depuis sept ans.Oudaï Abdel Amir, un étudiant de 19 ans, fréquente assidûment depuis un mois la salle de sport. «J’ai gagné cinq kilos en faisant des haltères», dit-il fièrement en montrant ses muscles.Le propriétaire du bain Al-Joumhouriya affirme avoir dépensé cinq millions de dinars (environ 3.125 dollars) pour équiper la partie aménagée en salle de culture...