«Arrêtons les immigrés clandestins et enfermons-les dans des camps de rétention et de travail», a déclaré Mario Borghezio pour qui les «mesures de prévention et de contrôle ne servent à rien».
Le chef de la Ligue, Umberto Bossi a qualifié l’immigration de «cataclysme». «10.000 immigrés c’est bien, mais qu’ils deviennent 10 millions, c’est un cataclysme», a-t-il déclaré mercredi soir à des journalistes, à Ponte di Legno (Nord).
La question de l’immigration agite l’italie après l’agression et le viol de plusieurs jeunes femmes ces derniers jours dans la station balnéaire de Rimini par des immigrés et à qui la presse a consacré une large place.
Des rixes violentes ont opposé mardi et mercredi des bandes rivales de Marocains et Tunisiens à Padoue (Nord) dégénérant en véritable bataille rangée avec la police.
La sécurité a été renforcée à Rimini, la station balnéaire la plus connue de l’Adriatique, avec la mise en place depuis mercredi de patrouilles de nuit.
Le ministre de l’Intérieur, Giorgio Napolitano, a estimé mercredi soir qu’il «ne fallait pas répandre l’alarme» et jugé «essentiel de distinguer l’immigration régulière et l’immigration clandestine».
Le chef du gouvernement Romano Prodi, interrogé mercredi soir par la presse a demandé que l’on «affronte le problème avec attention et lucidité» ajoutant que ce sera une «des principales questions» qu’il examinera après le week-end du 15 août.
Un projet de loi renforçant la législation sur l’immigration est en discussion depuis plusieurs mois au Parlement. Il y a en Italie un peu plus d’un million d’immigrés en situation régulière tandis que ceux en situation irrégulière sont évalués à 250.000 par les autorités. (AFP)

