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Actualités - Opinion

Courrier

Nous recevons dans le courrier deux lettres consacrées à la nuisance sonore nocturne. Tout d’abord, au Mohafez de Beyrouth, un habitant de Saint-Nicolas, Elie Choucair, adresse la supplique suivante:

«Sur toute la planète, même dans les pays les plus arriérés du tiers-monde, le tapage nocturne est interdit et représente un délit puni par la loi.
Habitant le quartier résidentiel de Saint-Nicolas, longtemps enviés, très longtemps, notre vie se transforme chaque été en un véritable calvaire. Car pour le bon plaisir d’une poignée de personnes, nous sommes obligés de passer des nuits blanches environ trois fois par semaine.
En effet le jardin du Centre Sofil s’est transformé en un jardin des festivités, qui, trois fois par semaine de mai à octobre, organise des réceptions de mariage et des dîners, avec orchestres, tambours, trompettes et danseuses orientales.
Ces soirées commencées à 20h, se tiennent le plus souvent jusqu’à 2h ou 3h du matin, nous obligeant à écouter de la musique à tue-tête, les aboyeurs annonçant l’arrivée des hauts dignitaires, et à sursauter lorsqu’éclatent ces feux d’artifice qui nous rappellent les tristes moments de la guerre. Sans compter la fourrière qui nous enlève nos voitures pour laisser la place aux limousines des invités et aux Range-Rovers des body-guards.
Ayant plusieurs fois porté plainte auprès de la gendarmerie, on nous a fait comprendre que les propriétaires du Centre Sofil avaient le bras long et n’avaient rien à craindre, vu leurs relations avec les officiels du régime. Ainsi les malades, les enfants et les personnes âgées n’ont qu’à avaler des tranquillisants et passer des nuits blanches.
M. le Mohafez, notre santé et notre bien-être passent avant les intérêts des banquiers et des affairistes. Nous comptons sur votre courage et votre intégrité pour faire appliquer la loi pour tous les citoyens. Faites le nécessaire pour arrêter cette mascarade, qui dure depuis trois ans déjà, et qui a transformé notre quartier si tranquille en un vulgaire souk de festivités nocturnes. Nos enfants et nous-mêmes ne l’oublieront pas».
Nous recevons dans le courrier deux lettres consacrées à la nuisance sonore nocturne. Tout d’abord, au Mohafez de Beyrouth, un habitant de Saint-Nicolas, Elie Choucair, adresse la supplique suivante:«Sur toute la planète, même dans les pays les plus arriérés du tiers-monde, le tapage nocturne est interdit et représente un délit puni par la loi.Habitant le quartier résidentiel de Saint-Nicolas, longtemps enviés, très longtemps, notre vie se transforme chaque été en un véritable calvaire. Car pour le bon plaisir d’une poignée de personnes, nous sommes obligés de passer des nuits blanches environ trois fois par semaine.En effet le jardin du Centre Sofil s’est transformé en un jardin des festivités, qui, trois fois par semaine de mai à octobre, organise des réceptions de mariage et des dîners, avec orchestres,...