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Actualités - Chronologie

Athlétisme Mondiaux 97 Les héros étaient fatigués (photo)

Les sixièmes Championnats du monde d’athlétisme à Athènes devaient être, selon les propres termes du président de la Fédération internationale (IAAF) Primo Nebiolo, les plus grands de l’histoire. Au soir de neuf jours de compétition, le bilan est plus contrasté: bon niveau, aucun record du monde.

Après l’année olympique et les Jeux d’Atlanta, les héros ont semblé fatigués. Tout était cependant réuni pour faire de ce rendez-vous d’Athènes un moment privilégié dans l’histoire de l’athlétisme sur le site même des premiers Jeux olympiques de l’ère moderne, en 1896.
Non seulement les organisateurs ont voulu que ces Mondiaux, placés à un mois du choix du Comité international olympique (CIO) de la ville qui accueillera les jeux de 2004 (Athènes est parmi les cinq villes candidates), soient une référence, mais l’IAAF n’avait pas lésiné sur les moyens: incitation financière avec des prix substantiels pour les titres et les records et invitation des champions en titre, dont l’Américain Michael Johnson.

Prime au record

Or le résultat a été quelconque, même si les Championnats ont eu une bonne tenue dans leur ensemble. M. Nebiolo a eu beau rappeler dans son bilan, dimanche, que près d’une centaine de records nationaux avaient été battus, cette constatation ne peut faire oublier que pour la première fois depuis la création de cette compétition en 1983, aucun record mondial n’a été amélioré.
Pour la première fois, l’IAAF avait pourtant institué le principe d’une prime de 100.000 dollars pour tout record du monde. La Fédération, malgré elle, a fait des économies... Le Danois Wilson Kipketer, à qui l’on prêtait la capacité d’établir un record du 800m, a même échoué, se contentant du titre.
Comme à son habitude, l’équipe américaine s’est montrée performante. Mais sur les dix-huit médailles qu’elle a obtenues, elle n’en a gagné que sept en or. Jamais depuis 1983 elle n’avait enregistré un résultat aussi faible. Maurice Greene, Michael Johnson, Marion Jones, Allen Johnson, sont certes des noms qui brillent, mais il n’y a guère eu que ceux-là à Athènes.
En revanche, Cuba a obtenu le meilleur résultat de son histoire avec quatre médailles d’or gagnées par quatre champions exceptionnels: Ana Fidelia Quirot (800m), Ivan Pedroso (longueur), Javier Sotomayor (hauteur) et Yoelvis Quessada (triple saut).

5 titres pour
l’Allemagne

Avec les Etats-Unis, une autre nation a devancé Cuba pour les titres: l’Allemagne, qui a remporté cinq médailles d’or. Un résultat remarquable dont les lauréats sont Lars Riedel (disque), Heinz Weis (marteau), Astrid Kumbernuss (poids), Sabine Braun (heptathlon) et les relayeuses du 4x400m.
Individuellement, alors que beaucoup d’athlètes ont perdu leur titre (Bailey, Morceli, Kiptanui, Adkins, Edwards, Zelezny, Ottey, Ribeiro), deux champions ont accompli une performance exceptionnelle: l’Ukrainien Sergueï Bubka, vainqueur d’un sixième titre mondial à la perche (sa victoire a rappelé celle de Carl Lewis à la longueur à Atlanta) et l’Allemand Lars Riedel, victorieux d’un quatrième titre consécutif au disque.
Enfin, tandis que ces Championnats n’ont pas échappé à quelques cas de dopage, la candidature olympique d’Athènes a alimenté les conversations et engendré une polémique. M. Nebiolo a eu ainsi l’imprudence de critiquer les organisateurs pour leur manque de sens promotionnel après avoir constaté que le soir des finales du 100m, le stade était à moitié vide.
Les Grecs et les Athéniens, qui veulent à tout prix les Jeux olympiques, ont été piqués au vif. Depuis cette réflexion, justifiée, de M. Nebiolo, le stade n’a pratiquement pas désempli. Mais dimanche soir, à l’occasion de la dernière remise des médailles, le président de l’IAAF a pu mesurer la portée de ses propos en écoutant les sifflets qui lui étaient adressés quand son nom a été prononcé... (AFP)
Les sixièmes Championnats du monde d’athlétisme à Athènes devaient être, selon les propres termes du président de la Fédération internationale (IAAF) Primo Nebiolo, les plus grands de l’histoire. Au soir de neuf jours de compétition, le bilan est plus contrasté: bon niveau, aucun record du monde.Après l’année olympique et les Jeux d’Atlanta, les héros ont semblé fatigués. Tout était cependant réuni pour faire de ce rendez-vous d’Athènes un moment privilégié dans l’histoire de l’athlétisme sur le site même des premiers Jeux olympiques de l’ère moderne, en 1896.Non seulement les organisateurs ont voulu que ces Mondiaux, placés à un mois du choix du Comité international olympique (CIO) de la ville qui accueillera les jeux de 2004 (Athènes est parmi les cinq villes candidates), soient une...