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Actualités - Chronologie

Divergences sur la formation du nouveau gouvernement iranien

Les différentes factions au sein du régime iranien s’opposent ouvertement au sujet de la formation du gouvernement du nouveau président Mohammad Khatami, alors que la date de sa présentation au Parlement n’est pas encore connue avec exactitude.

Les radicaux islamiques, qui ont dominé la vie politique jusqu’en 1989, accusent depuis plusieurs jours les conservateurs de faire pression sur M. Khatami pour le dissuader de nommer des «révolutionnaires» dans son gouvernement.
«Depuis quelques jours, ceux qui ont perdu les dernières élections font pression sur M. Khatami au sujet du choix de ses ministres», a affirmé Ali Akbar Mohtachémi, l’un des porte-parole de la faction radicale.
«Notre préoccupation est que (M. Khatami) ne puisse pas choisir des collaborateurs capables de réaliser les programmes que souhaitent un milliard de musulmans dans le monde», a souligné M. Mohtachémi, un ancien ministre de l’Intérieur.
Des sources concordantes, notamment des proches du nouveau président, ont indiqué ces derniers jours que M. Khatami «présenterait dimanche son nouveau cabinet devant le Parlement si la liste (était) bouclée».
Or, le président du Parlement, Ali Akbar Nategh-Nouri, candidat des conservateurs battu par M. Khatami au scrutin présidentiel, a jugé peu probable que le nouveau cabinet puisse être présenté «cette semaine» au Parlement.
«Aucune liste n’a encore été soumise au Parlement», a-t-il précisé.
Le Parlement, où les radicaux et les modérés sont minoritaires, dispose d’une semaine «pour examiner» la liste et les orientations du gouvernement.
Les conservateurs, majoritaires au Parlement et dominant les principales institutions du régime de même que la radio et la télévision d’Etat, veulent des personnalités consensuelles aux postes-clés.
Plusieurs journaux radicaux avaient déjà dénoncé la reconduction lundi dernier de M. Hassan Habibi dans ses fonctions de premier vice-président de la République.
«M. Khatami devrait satisfaire les aspirations de la population qui a voté pour lui», écrit le journal «Salam» appelant à la «levée des obstacles l’empêchant de nommer un gouvernement fort».
Les radicaux estiment que la droite islamique conservatrice cherche à les isoler en menaçant de refuser sa confiance à des «ministres à problèmes».
Ainsi, la nomination au poste de ministre des Renseignements de Mohammad Moussavi-Khoenia, un des ténors radicaux, ancien porte-parole des preneurs d’otages à l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran et ex-procureur de la République, semble avoir été écartée sous la pression des conservateurs, selon plusieurs journaux proches de M. Khatami.
«Le problème du ministère des Renseignements n’est pas encore résolu et le ministère n’a pas de ministre», note l’hebdomadaire «Bahman» proche du gouvernement actuel.
Les conservateurs ont menacé de ne pas accorder leur confiance au modéré ayatollah Mohadjerani, vice-président de la République pressenti au ministère de la Culture, ni au député radical Abdollah Nouri, favori pour celui de l’Intérieur.
Dans le camp des modérés, l’amertume est plus forte. Plusieurs personnalités modérées, proches de l’ex-président Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani, ont accusé ouvertement le pouvoir judiciaire, proche des conservateurs, d’avoir déclenché une campagne contre les ténors de leur tendance. (AFP)
Les différentes factions au sein du régime iranien s’opposent ouvertement au sujet de la formation du gouvernement du nouveau président Mohammad Khatami, alors que la date de sa présentation au Parlement n’est pas encore connue avec exactitude.Les radicaux islamiques, qui ont dominé la vie politique jusqu’en 1989, accusent depuis plusieurs jours les conservateurs de faire pression sur M. Khatami pour le dissuader de nommer des «révolutionnaires» dans son gouvernement.«Depuis quelques jours, ceux qui ont perdu les dernières élections font pression sur M. Khatami au sujet du choix de ses ministres», a affirmé Ali Akbar Mohtachémi, l’un des porte-parole de la faction radicale.«Notre préoccupation est que (M. Khatami) ne puisse pas choisir des collaborateurs capables de réaliser les programmes que souhaitent un...