Une trentaine de personnes ont été tuées vendredi, dans l’explosion d’une bombe ou massacrées à l’arme blanche dans un petit village près de Médéa, ont rapporté dimanche ces journaux.
A Djelfa (300 km au sud d’Alger), une bombe a explosé vendredi en milieu d’après-midi sur une place publique faisant de sept à onze morts et une vingtaine de blessés.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, un commando islamiste a investi le village de Zéboudja, près de Médéa (80 km au sud d’Alger), égorgeant 21 habitants. Des jumeaux de cinq mois, cinq femmes et trois vieillards figurent parmi les victimes, selon les journaux.
En outre, un homme a été fouetté à mort puis égorgé par un groupe armé au village de Sidi Bakhti, près de Tiaret (sud-ouest), indiquent également des journaux sans donner de détails sur les raisons de ce meurtre, ayant toutes les apparences d’une exécution.
Dans ce même département, une famille de six personnes, dont deux femmes, a été anéantie dans la commune de Medghoussa. Un bébé de six mois a été épargné et abandonné seul au milieu des cadavres des siens. Une septième personne a été assassinée sur un autre lieu dont le nom n’a pas été précisé.
Huit personnes ont été massacrées à l’arme blanche, à Ouled Sidi-Yahia, dans ce département de Tiaret.
Toujours à Tiaret, dans la localité de Dahmouni, quatre jeunes gens ont été égorgés par un groupe armé, alors qu’ils jouaient aux dominos avec huit de leurs camarades. Les huit autres jeunes gens n’ont dû la vie sauve que grâce à l’intervention de gardes communaux.
Deux jeunes bergers ont été égorgés mardi au lieu dit Bab-Tazer, près de Djellalla, dans le département de Tlemcen (extrême ouest).
Quatre autres personnes ont été assassinées à des faux «barrages», dressés par des groupes armés islamistes à Oued Djer, dans la commune de Ain-Defla (sud-ouest) et Biskra (sud).
Appels à
la vigilance
Dans la nuit de mardi à mercredi, neuf personnes d’une même famille ont été massacrées dans leur maison à la cité Bénamor entre Larbâa et la localité voisine de Sidi-Moussa, à une vingtaine de kilomètres au sud-est d’Alger.
Dimanche 4 août, 111 villageois ont été massacrés par un groupe armé islamiste à Ain Defla et Blida, selon un bilan fourni par le quotidien Le Matin.
Soixante-seize personnes ont été assassinées dans le département de Ain-Defla (120 km au sud-ouest d’Alger) et 35 dans celui de Blida, dont 27 à Amroussa et 8 à Hammam Mélouane.
En outre, 24 islamistes armés ont été tués ces derniers jours lors d’opérations des forces de sécurité dans les régions de Larbâa et Blida.
Ces tueries sont intervenues alors que le président Liamine Zéroual a appelé à une «vigilance accrue» contre les groupes armés islamistes, et que les autorités ont placardé dans les villes des affiches demandant aux habitants d’être vigilants contre les risques d’attentats à la bombe.
Les massacres de villageois et les opérations des forces de sécurité contre les maquis islamistes, largement rapportés par la presse n’ont été ni infirmés ni confirmés par les autorités.
Les autorités sont également restées muettes sur la mort du chef du Groupe islamique armé (GIA), Antar Zouabri, annoncée par la presse et démentie par ce groupe dans des communiqués à la radio marocaine Médi-1 et dans son bulletin clandestin El-Ansar.
Dans un autre bulletin clandestin, El-Djamâa, un chef du GIA, Abou El-Moundhir, a justifié les tueries collectives, en expliquant que les «ennemis» de l’islam doivent être égorgés, «du plus jeune des enfants au plus âgé des vieillards».
«Quand vous entendez parler de tueries et d’égorgements dans une ville ou dans un village, sachez qu’il s’agit de partisans du «taghout» ou alors de l’application des communiqués (des chefs du GIA) qui ordonnent de faire le bien et de combattre le mal», a-t-il affirmé. (AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine