«Ils ne respectent pas leurs obligations. Le jour où ils respecteront leurs obligations, nous respecterons les nôtres», a-t-il ajouté.
Les Etats-Unis, la Ligue arabe, l’Union européenne, l’Egypte et la Jordanie ont critiqué les sanctions imposées par Israël aux Palestiniens, estimant qu’elles risquaient d’être contre-productives.
M. Netanyahu qui estime que le président Arafat «ne fait rien» pour lutter contre le terrorisme, affirme que les sanctions sont essentielles pour le contraindre à agir.
M. Netanyahu devait ensuite recevoir à Jérusalem le prince héritier de Jordanie Hassan Ibn Talal et le premier ministre Abdel Salam Majali pour évoquer la crise qui frappe le processus de paix israélo-arabe.
«La sécurité et le respect des accords, c’est ce que nous attendons de l’Autorité palestinienne», a souligné le chef du gouvernement.
«Nous ne pouvons pas avoir une paix unilatérale», a affirmé M. Netanyahu qui a allumé un cierge à la mémoire des 13 Israéliens tués par les deux kamikazes pendant le double attentat à la bombe. Le premier ministre s’est incliné et a récité le Kaddish, la prière des morts.
Mesures de sécurité
La section du marché où l’attentat a eu lieu avait été bouclée dès l’aube par des dizaines de policiers et d’agents de la sécurité du premier ministre.
Les commerçants, bien moins nombreux que les policiers et les journalistes, ont dû franchir des détecteurs électroniques de métaux pour rejoindre leurs échoppes de légumes et de viandes. Leurs marchandises ont été soigneusement inspectées par les policiers qui soulevaient les poulets et les pastèques.
«Je suis venu ici pour conforter les commerçants et les gens du marché, et ce sont eux qui me donnent de la force. Le peuple soutient largement notre politique de lutte contre le terrorisme. Ils veulent un gouvernement fort qui tient bon sur les principes de la sécurité», a déclaré le premier ministre.
Des commerçants ont lancé des cris d’encouragement à M. Netanyahu. Deux militants d’extrême-droite, qui voulaient protester, ont cependant été interpellés par les agents de sécurité, déployés en très grand nombre dans le marché.
Les marchands n’étaient pas unanimes à se réjouir. «J’en ai marre de tout ça. Je veux ouvrir ma boutique», a crié un commerçant qui n’a voulu donner que son prénom, Rafi.
«S’il voulait vraiment montrer qu’il nous soutient, il aurait dû venir juste après l’attentat, pas une semaine après», a déclaré un autre commerçant qui a requis l’anonymat.
Israël a imposé une série de mesures coercitives aux Palestiniens depuis l’attentat du 30 juillet, incluant notamment un blocus terrestre et maritime des territoires et la rétention d’une somme de 40 millions de dollars due à l’Autorité palestinienne.
L’Autorité proteste que ces mesures frappent indistinctement toute une population pour des crimes commis par deux kamikazes qui sont morts et dont Israël ne sait même pas s’ils étaient vraiment des Palestiniens venus des zones autonomes. (AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine