Des hommes d’affaires syriens ont indiqué être venus s’entendre avec leurs homologues irakiens sur la vente de vivres, mais également de produits textiles, notamment de vêtements et de tapis.
«Nous venons dans l’espoir de remporter des contrats et nous informer des besoins du marché irakien», a précisé Mohammad Hajjar, un commerçant venu avec d’autres confrères d’Alep, deuxième ville de Syrie (nord), proche de l’Irak.
Une délégation de la Chambre de commerce et d’industrie de Hama (nord de Damas), comprenant des représentants de 24 sociétés vestimentaires, est arrivée lundi à Bagdad, a-t-on appris auprès du chef de la délégation, Fawaz Baroudi.
M. Baroudi a indiqué avoir entamé des entretiens mardi avec la Chambre de commerce de Bagdad pour «faire connaître les produits textiles syriens».
La réouverture de la frontière syro-irakienne, fermée depuis 1982, avait été rendue possible par un timide rapprochement amorcé en mai entre les deux pays, dont les relations diplomatiques sont rompues depuis 1980.
Une délégation d’hommes d’affaires syriens s’était rendue pour la première fois en mai à Bagdad où elle avait conclu des contrats d’une valeur de 20 millions de dollars.
L’autorisation accordée la semaine dernière par l’ONU à l’Irak d’importer des marchandises par la frontière avec la Syrie devrait permettre un essor des échanges entre les deux pays.
Des observateurs internationaux vont être postés à la frontière pour contrôler le passage des vivres et des médicaments achetés avec les recettes du pétrole.
L’Irak, soumis à un strict embargo international depuis qu’il a envahi le Koweit en 1990, est autorisé depuis décembre à exporter pour deux milliards de dollars de brut par semestre pour financer l’achat de vivres et de médicaments sous stricte supervision de l’ONU.
Une délégation pharmaceutique égyptienne est arrivée mardi à Bagdad.
Le chef de la délégation, Abdel Aziz al-Sayed, a indiqué souhaiter évoquer les besoins de l’Irak en médicaments dans le cadre de l’accord «pétrole contre nourriture».
Les relations diplomatiques entre l’Egypte et l’Irak sont rompues depuis la guerre du Golfe de 1991 mais les liens commerciaux ont repris en 1996. Des compagnies pharmaceutiques égyptiennes avaient déjà organisé une exposition à Bagdad au mois d’avril et conclu des contrats.
Une importante délégation commerciale marocaine est attendue à Bagdad mardi. Elle compte y conclure des contrats pour la vente de vivres et de médicaments et l’achat de pétrole irakien, selon l’agence officielle irakienne INA.
Avant la guerre du Golfe, le Maroc entretenait de bons rapports commerciaux avec l’Irak, dont la dette due aux entreprises marocaines est de l’ordre de 100 millions de dollars. (AFP)


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