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Actualités - Chronologie

Japon : le nouveau scandale financier entraînerait la démission de responsables boursiers

Le nouveau scandale qui ébranle les milieux financiers japonais pourrait prendre une nouvelle tournure dans la mesure où le bruit court que des responsables de la société de Bourse Yamaichi Securities sont prêts à démissionner.

Ces derniers assumeraient ainsi la responsabilité de l’implication présumée de Yamaichi dans une affaire de racket d’entreprise où sont déjà mouillées la société de Bourse Nomura Securities et la banque Dai-Ichi Kangyo Bank (DKB).
Il y a eu vendredi des perquisitions aux domiciles de responsables de Yamaichi pour la troisième journée consécutive, ont rapporté les médias.
Le président du conseil d’administration de Yamaichi, Tsugio Yukihira, a par ailleurs déjà présenté sa démission de son poste de président de la Fédération japonaise des courtiers en valeurs mobilières (JSDA), une décision qui n’a surpris personne.
«Que les autorités aient perquisitionné chez Yamaichi, voilà une situation que je prends très au sérieux. Il ne serait pas très judicieux de rester président; voilà pourquoi je souhaiterais démissionner dès que possible», a dit Yukihira, selon l’agence Jiji.
Chez Yamaichi, on observe la plus grande discrétion quant à l’éventualité d’une démission de Yukihira ou du président Atsuo Miki.
Quoi qu’il en soit, ce nouveau scandale — qui met le doigt sur les relations entre les entreprises japonaises et la «sokaiya», organisation de la pègre japonaise spécialisée dans le noyautage des conseils d’administration — ne peut qu’être préjudiciable à un marché boursier déjà fragile en dissuadant les investisseurs d’y effectuer des placements.

Faire du vilain

Par dessus le marché, la Bourse de Tokyo a subi vendredi une panne sans précédent. Conséquence: l’indice de référence Nikkei-225 a accusé l’une de ses plus grosses pertes de l’année: 527,05 points (2,59%), à 19.804,38.
Les professionnels de la finance craignent en outre que le scandale éclabousse les quatre grandes sociétés de Bourse dans leur totalité. Seraient alors mises en cause, outre Nomura et Yamaichi, Nikko Securities et Daiwa Securities.
«Si elles sont toutes les quatre sanctionnées et doivent suspendre toute transaction pour leur compte propre, ça va faire du vilain sur le marché», commente Mitsuru Hayashino (Sanyo Securities).
Noboru Yorita (Tachibana Securities) apporte toutefois une note de relatif optimisme. Le pire est sans doute passé, dit-il en substance, puisque Nomura mais aussi la DKB ont fait l’objet, cette semaine, de sanctions administratives.
Le ministère des Finances a ordonné mercredi la suspension de certaines de leurs activités, pour des périodes plus ou moins longues allant parfois jusqu’à un an. L’évolution du titre Nomura semble lui donner raison. Le titre a atteint un nouveau plus haut de l’année vendredi, de 1.740 yen, avant de terminer à 1.680.
De fait, Nomura paraît la mieux placée pour tirer son épingle du jeu et faire oublier ses déconvenues à sa clientèle, dans la perspective du «big bang» financier nippon. Mais Yamaichi, de taille inférieure, risque de souffrir davantage du traitement, disent les analystes. (Reuter)
Le nouveau scandale qui ébranle les milieux financiers japonais pourrait prendre une nouvelle tournure dans la mesure où le bruit court que des responsables de la société de Bourse Yamaichi Securities sont prêts à démissionner.Ces derniers assumeraient ainsi la responsabilité de l’implication présumée de Yamaichi dans une affaire de racket d’entreprise où sont déjà mouillées la société de Bourse Nomura Securities et la banque Dai-Ichi Kangyo Bank (DKB).Il y a eu vendredi des perquisitions aux domiciles de responsables de Yamaichi pour la troisième journée consécutive, ont rapporté les médias.Le président du conseil d’administration de Yamaichi, Tsugio Yukihira, a par ailleurs déjà présenté sa démission de son poste de président de la Fédération japonaise des courtiers en valeurs mobilières (JSDA), une...