Tatiana Susskind doit y subir de nouveaux examens destinés à établir si elle est mentalement responsable de ses actes.
Un premier médecin a établi au cours d’un examen préliminaire qu’elle souffrait de «troubles mentaux».
Mlle Susskind, âgée de 26 ans, immigrée il y a six ans de Russie en Israël, fait face à quatre chefs d’accusation: agissements racistes, atteinte aux sentiments religieux, soutien à une organisation terroriste et, enfin, agression contre des conducteurs de véhicules. Elle risque, si elle est déclarée responsable de ses actes, un maximum de 26 années de prison.
Selon son avocat Shmouel Kasper, elle a des antécédents psychiatriques et a notamment été hospitalisée pour schizophrénie pendant deux mois à Iekaterinbourg, en Russie, en 1996.
Cette étudiante des Beaux-Arts avait placardé fin juin sur des magasins palestiniens de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, des dessins présentant le prophète Mahomet sous les traits d’un porc, animal impur pour l’islam et le judaïsme.
Cet acte blasphématoire avait provoqué des réactions indignées dans le monde arabe et musulman que n’ont pas calmé les condamnations officielles d’Israël.
Un tract de revendication du double attentat-suicide de mercredi dernier à Jérusalem-Ouest (15 morts, dont les kamikazes, et plus de 150 blessés), signé de la branche militaire du Mouvement de la résistance islamique (Hamas), a présenté la tuerie comme «un cadeau des soldats de Mahomet en représailles au tract satanique du porc à Hébron».
Un autre extrémiste juif, Noam Friedman, un soldat qui avait ouvert le feu le 1er janvier dernier sur le marché de Hébron, avait été remis en liberté sous surveillance psychiatrique après avoir été déclaré «mentalement irresponsable». (AFP)


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