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Actualités - Chronologie

Britanniques et américains en tête Les touristes à l'assaut de Paris

La ville Lumière et ses environs s’acheminent vers une année touristique record, dopée par l’afflux de juillettistes américains et britanniques, selon une étude de l’Observatoire régional du tourisme. Sur les six premiers mois, les hébergeurs de la région parisienne avaient déjà constaté une hausse de clientèle de 8% en moyenne par rapport à la même période de 1996.

L’euphorie touristique provoquée par les étrangers (+13%), et dans une moindre mesure par les Français (+2%), s’explique par «de bons indicateurs économiques et la revalorisation des devises des principaux pays pourvoyeurs de touristes», a estimé Alain Moreau, directeur de l’Observatoire (ORTIF).
La durée des séjours des étrangers s’est allongée à 2,4 jours au premier semestre contre 2,24 jours un an plus tôt. Par nationalités, les Britanniques sont restés en tête du hit-parade tout en affichant une fréquentation en hausse de 17%, suivis des Américains (+9%), des Allemands (+14%) et des Japonais (+13%) qui ont opéré un retour remarqué.
Les premières tendances pour juillet, analysées par l’ORTIF à partir de deux enquêtes auprès de 200 professionnels et de 900 touristes, confirment le dynamisme des chiffres officiels des six premiers mois. Et le premier état des réservations d’hébergements pour le mois d’août est «bien orienté».
«Britanniques et Américains sont les deux nationalités vedettes de ce début d’été», un engouement très lié à leurs taux de change favorables, souligne Alain Moreau. Le retour des Japonais ravit aussi des professionnels qui apprécient leurs attitudes dépensières.

Rigueur et économie

Malgré des budgets serrés, les ressortissants des pays de l’Est sont nombreux en juillet. Les Italiens se sont montrés en revanche plus discrets, mis ils préfèrent généralement Paris au mois d’août.
Les courts séjours des juillettistes (3 jours en moyenne) se concentrent sur quelques sites: Disneyland, près de Paris, la Tour Eiffel, le musée du Louvre, les Champs Ely-sées/Arc-de-Triomphe, Versailles et la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Le tourisme estival «se place toujours sous le signe de l’économie et de la rigueur», concluent les professionnels. Un phénomène nouveau fait toutefois son apparition: les visiteurs se montrent prêts à faire quelques efforts financiers pour obtenir des produits ou des services de qualité.
«Paris souffre néanmoins toujours de son image de ville chère», juge Alain Moreau. «L’hébergement est pourtant moins onéreux que dans nombre de capitales européennes, mais une mauvaise expérience avec un café à 22 francs (près de 3,5 dollars) sur les Champs-Elysées peut polluer la perception d’un séjour», note-t-il.
Si les visiteurs, dont les trois quarts sont des récidivistes, usent de superlatifs flatteurs pour décrire «la plus belle ville du monde», la liste des points noirs reste fournie: accueil défaillant et manque de pratique des langues étrangères, cherté de la restauration, des cafés ou des vêtements, absence de propreté liée à la fermeture des poubelles publiques, traversée hasardeuse des rues, etc. (AFP)
La ville Lumière et ses environs s’acheminent vers une année touristique record, dopée par l’afflux de juillettistes américains et britanniques, selon une étude de l’Observatoire régional du tourisme. Sur les six premiers mois, les hébergeurs de la région parisienne avaient déjà constaté une hausse de clientèle de 8% en moyenne par rapport à la même période de 1996.L’euphorie touristique provoquée par les étrangers (+13%), et dans une moindre mesure par les Français (+2%), s’explique par «de bons indicateurs économiques et la revalorisation des devises des principaux pays pourvoyeurs de touristes», a estimé Alain Moreau, directeur de l’Observatoire (ORTIF).La durée des séjours des étrangers s’est allongée à 2,4 jours au premier semestre contre 2,24 jours un an plus tôt. Par nationalités, les...