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Actualités - Chronologie

Les touristes reviennent dans une croatie en paix

Il aura fallu deux ans, mais c’est fait: les touristes étrangers ont compris qu’il n’y a plus la guerre en Croatie et retrouvent le chemin des stations balnéaires de la côte Adriatique.

La vie a repris dans la rue principale de Dubrovnik, la Stradun, qui abrite la plupart des cafés. Les terrasses sont à nouveau prises d’assaut par les vacanciers qui se jettent sur les chaises dès qu’elles sont libres.
«Les touristes sont revenus c’est vrai, mais ce n’est pas encore tout à fait comme avant la guerre», explique une guide, Violeta Egli, qui vit à Dubrovnik.
Elle raconte qu’avant, la Stradun était beaucoup plus animée, noyée sous le va-et-vient des vacanciers et grouillant de guides qui faisaient visiter la ville aux groupes de touristes.
«Aujourd’hui, il manque les groupes», dit-elle.
Avant la guerre, les touristes venaient à Dubrovnik en groupes organisés, à présent ils voyagent individuellement. Les groupes, principales ressource des professionnels du tourisme, comme l’explique Mme Egli, ne font pour l’instant leur apparition que quand un bateau de croisière jette l’ancre à Dubrovnik.
Et le retour des paquebots, encore timide, laisse pointer une lueur d’espoir.
En 1989, deux ans avant l’éclatement du conflit croato-serbe, 230 paquebots avaient fait escale à Dubrovnik, selon Neven Delic, responsable de la société de courtage maritime Jadroagent. De 1991 à 1995, pendant la guerre croato-serbe puis la guerre de Bosnie qui a débordé sur le territoire croate, les compagnies étrangères avaient rayé Dubrovnik de la liste de leurs escales.
Le trafic a repris en 1996, plusieurs bateaux ont jeté l’ancre à Gruz, le port de Dubrovnik, cette année, et «l’année prochaine sera encore meilleure», estime M. Delic, «pour 1998, 70 paquebots ont déjà été annoncés».
Quatre jeunes passagers sortent d’une voiture immatriculée en France. Leur voiture attire l’attention car les plaques étrangères ont pratiquement disparu à Dubrovnik. Les étrangers hésitent encore à aller par la route dans le sud et préfèrent faire halte dans la partie nord de la Côte adriatique, qui a été épargnée par la guerre.

Chiffres encourageants

Ces quatre jeunes Français, originaires de Tours (centre de la France) racontent qu’en choisissant la Croatie comme destination de vacances, ils n’ont pas un instant pensé qu’ils prenaient un risque.
«On est informé, on lit les journaux, on sait qu’il n’y a plus de guerre», déclare l’un d’eux. Lionel Peron, 24 ans.
Il ajoute qu’ils n’ont pas pu louer de voiture en France car les assurances des agences de location ne couvrent pas la Croatie.
Lionel et ses trois compagnons ont alors décidé de partir à l’aventure avec leur propre voiture. Ils ont longé la côte de l’Istrie, au nord, jusqu’à l’extrême pointe sud, Dubrovnik.
Lionel avoue toutefois qu’il est déçu de l’état des routes à deux voies qui rend difficile les dépassements.
La réfection des infrastructures routières, délaissées à l’époque socialiste, constitue l’un des objectifs du gouvernement dans le développement de l’activité touristique.
Le ministère du Tourisme espère 4,4 millions de touristes cette année, soit une hausse de 20% par rapport à l’année précédente, et 56% du chiffre d’avant-guerre.
Les chiffres du bureau des statistiques sont également encourageants: durant les seuls cinq premiers mois de l’année, 547.030 touristes ont visité la Croatie contre 629.405 pour l’année 1991, juste avant le début de la guerre. (AFP)
Il aura fallu deux ans, mais c’est fait: les touristes étrangers ont compris qu’il n’y a plus la guerre en Croatie et retrouvent le chemin des stations balnéaires de la côte Adriatique.La vie a repris dans la rue principale de Dubrovnik, la Stradun, qui abrite la plupart des cafés. Les terrasses sont à nouveau prises d’assaut par les vacanciers qui se jettent sur les chaises dès qu’elles sont libres.«Les touristes sont revenus c’est vrai, mais ce n’est pas encore tout à fait comme avant la guerre», explique une guide, Violeta Egli, qui vit à Dubrovnik.Elle raconte qu’avant, la Stradun était beaucoup plus animée, noyée sous le va-et-vient des vacanciers et grouillant de guides qui faisaient visiter la ville aux groupes de touristes.«Aujourd’hui, il manque les groupes», dit-elle.Avant la guerre, les...