M. Temer est accompagné d’une délégation composée de cinq députés, membres comme lui du Groupe parlementaire d’amitié Liban-Brésil. Il a voyagé à bord d’un appareil de la Middle East Airlines (MEA). Il sera reçu par le chef de l’Etat, M. Elias Hraoui, et par le premier ministre, M. Rafic Hariri.
A son arrivée à l’aéroport de Beyrouth où il a été accueilli par M. Berry, par le ministre de l’Intérieur, M. Michel Murr, et par une vingtaine de députés, M. Temer (fils d’un couple de Libanais qui a émigré au Brésil dans les années 20) a déclaré que le président brésilien, M. Fernando Henrique Cardoso, effectuerait une visite au Liban en avril 1998.
Dans une déclaration à la presse à l’AIB, M. Berry a rendu hommage à la politique du Brésil à l’égard du Liban, soulignant le soutien de ce pays à la résolution 425 des Nations Unies qui stipule un retrait israélien inconditionnel du Liban-Sud. M. Berry a aussi mis l’accent sur la solidité des liens parlementaires entre le Liban et le Brésil, rappelant que le deuxième congrès des parlementaires d’origine libanaise avait été organisé dans la capitale brésilienne en 1996.
M. Temer a pour sa part exprimé son «émotion pour (sa) première visite au Liban depuis que (ses) parents l’ont quitté pour le Brésil».
Rappelons que 45 députés et 5 sénateurs du Congrès national brésilien sont d’origine libanaise.
Le chef du Parlement
jordanien
M. Berry a d’autre part reçu en début de soirée le chef du Parlement jordanien, M. Saad Hayel Srour, en visite au Liban depuis quelques jours. La rencontre s’est déroulée en présence des membres de la délégation parlementaire accompagnant M. Srour et de l’ambassadeur de Jordanie au Liban, M. Fakhri Abou Taleb.
L’entretien a porté sur les relations bilatérales et les développements au Liban-Sud, ainsi que sur le processus de paix régionale. Dans une déclaration à la presse après l’entrevue, le président du Parlement jordanien a fait assumer à Israël la responsabilité du blocage des négociations de paix. «Le processus de paix traverse des moments difficiles en raison des positions entêtées du gouvernement israélien, aussi bien au sujet de la construction de nouvelles colonies que sur Jérusalem», a-t-il ajouté.


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