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Actualités - Chronologie

Cuba renoue avec le festival mondial de la jeunesse et des étudiants

Le 14e festival mondial de la jeunesse et des étudiants, teinté d’une certaine nostalgie des grands rituels d’un monde communiste désormais réduit comme une peau de chagrin, s’ouvre lundi à Cuba, renouant avec une tradition disparue avec la chute du mur de Berlin.
Quelque 9.000 participants de plus de 150 pays et des milliers de «sympathisants progressistes» sont attendus à Cuba du 28 juillet au 5 août pour une semaine de festivités où alterneront les discussions sur divers thèmes politiques (démocratie et participation, paix et sécurité dans le monde, lutte anti-impérialiste, racisme et néofascime) avec des manifestations culturelles, sportives et musicales.

«Ce sera avant tout un événement éminemment politique qui abordera des thèmes vitaux pour la jeunesse d’aujourd’hui», affirme Rogelio Polanco, président du comité national préparatoire du festival.
L’organe officiel du Parti communiste cubain Granma note que «Cuba, tranchée et symbole de rébellion», est l’endroit «tout indiqué» pour cette rencontre, relevant que la célébration du festival mondial de la jeunesse constitue «une preuve supplémentaire que le mouvement progressiste international est en train de renaître» face à la «globalisation néolibérale impérialiste».
Le festival sera dédié à Ernesto Che Guevara, figure emblématique de la Révolution cubaine, dont les restes ont été ramenés sur l’île il y a quelques jours dans la solennité et l’émotion, trente ans après son exécution par l’armée bolivienne.
Le Che, omniprésent à Cuba, qui le célèbre officiellement tout au long de cette «année du 30e anniversaire de la mort au combat du guérillero héroïque et de ses compagnons», sera présenté lors du festival comme «le guide et l’exemple de la jeunesse mondiale», un «héros, éternellement jeune, courageux, fort, audacieux», selon les mots de sa fille Aleida Guevara.
Ce 14e festival coïncide avec le 50e anniversaire de sa création à Prague en juillet 1947 par le mouvement communiste européen, qui voulait conjurer le danger d’un nouveau conflit mondial après le traumatisme de la Deuxième Guerre mondiale.
Les festivals suivants, qui devaient devenir les rendez-vous périodiques des mouvements de jeunesse communistes internationaux, devaient se dérouler presque tous derrière le rideau de fer: Budapest en 1949, Berlin en 1951, Bucarest en 1953, Varsovie en 1955, Moscou en 1957... Ces rencontres devaient s’espacer par la suite et le dernier festival de la jeunesse et des étudiants remonte à 1989, où il a été célébré à Pyongyang, en Corée du Nord.
Le festival «sera entièrement autofinancé», indique Rogelio Polanco. Les participants seront logés chez l’habitant et ont bénéficié de conditions particulièrement avantageuses de la compagnie nationale Cubana de Aviacion, qui a fait jusqu’à 70% de remise sur ses prix. Les jeunes paieront 250 dollars environ pour le voyage et une semaine de séjour.
La délégation française devrait être une de plus nombreuses, avec 560 membres, suivie des délégations allemande, espagnole et nord-coréenne.
Selon les autorités cubaines, des délégations américaines et sud-coréennes ont été interdites de voyage par leurs gouvernements respectifs, mais plusieurs Américains devraient être présents à La Havane, dont le pasteur Lucius Walker de l’organisation «Pasteurs pour la paix».(AFP)
Le 14e festival mondial de la jeunesse et des étudiants, teinté d’une certaine nostalgie des grands rituels d’un monde communiste désormais réduit comme une peau de chagrin, s’ouvre lundi à Cuba, renouant avec une tradition disparue avec la chute du mur de Berlin.Quelque 9.000 participants de plus de 150 pays et des milliers de «sympathisants progressistes» sont attendus à Cuba du 28 juillet au 5 août pour une semaine de festivités où alterneront les discussions sur divers thèmes politiques (démocratie et participation, paix et sécurité dans le monde, lutte anti-impérialiste, racisme et néofascime) avec des manifestations culturelles, sportives et musicales.«Ce sera avant tout un événement éminemment politique qui abordera des thèmes vitaux pour la jeunesse d’aujourd’hui», affirme Rogelio Polanco,...