Les députés communistes accusent le président d'avoir cédé à l'Occident
le 24 juillet 1997 à 00h00
Plusieurs leaders communistes russes ont accusé mercredi le président Boris Eltsine d’avoir cédé aux pressions occidentales en repoussant la loi sur les religions. La décision de M. Eltsine «prouve une fois de plus que la Russie est depuis longtemps un protectorat de l’Occident», a affirmé le député-radical Viktor Ilioukhine, cité par l’agence Interfax. M. Ilioukhine s’est dit convaincu que les deux Chambres du Parlement — la Douma dominée par les communistes et nationalistes et le Conseil de la fédération habituellement plus sensible aux préoccupations du Kremlin — réuniraient sans problème la majorité des deux tiers nécessaire pour entériner cette loi. Un avis partagé par un autre chef de file du groupe parlementaire communiste, Valentin Kouptsov, qui a qualifié d’«humiliation publique» la décision de M. Eltsine. M. Kouptsov a souligné que le vote, mercredi dernier, du Sénat américain, qui avait menacé de supprimer 200 millions de dollars d’aide financière à la Russie au cas où cette loi était entérinée, représentait une «ingérence scandaleuse dans les affaires intérieures russes». L’initiateur du projet de loi, le communiste Viktor Zorkaltsev, a pour sa part estimé que la décision de Boris Eltsine revenait à «fouler du pied la Russie». La décision de M. Eltsine a cependant été bien accueillie par des députés réformateurs et des défenseurs des droits de l’homme. Le député Mikhail Men, fils du célèbre prêtre réformateur orthodoxe Alexandre Men, tué à la hache en septembre 1990, a affirmé que les députés communistes «auraient dû d’abord demander à leur parti de se repentir pour avoir exécuté des prêtres, détruit des églises et persécuté les croyants». La député réformatrice Ella Pamfilova s’est également déclarée satisfaite de la décision de Boris Eltsine. «La Russie a besoin d’une telle loi, mais elle ne doit pas empiéter sur les droits de l’homme, et la liberté de religion ne doit pas être mise en doute», a-t-elle indiqué. (AFP)
Plusieurs leaders communistes russes ont accusé mercredi le président Boris Eltsine d’avoir cédé aux pressions occidentales en repoussant la loi sur les religions. La décision de M. Eltsine «prouve une fois de plus que la Russie est depuis longtemps un protectorat de l’Occident», a affirmé le député-radical Viktor Ilioukhine, cité par l’agence Interfax.M. Ilioukhine s’est dit convaincu que les deux Chambres du Parlement — la Douma dominée par les communistes et nationalistes et le Conseil de la fédération habituellement plus sensible aux préoccupations du Kremlin — réuniraient sans problème la majorité des deux tiers nécessaire pour entériner cette loi.Un avis partagé par un autre chef de file du groupe parlementaire communiste, Valentin Kouptsov, qui a qualifié d’«humiliation publique» la décision...
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