Dans une mise au point adressée au «Berliner Zeitung», Elf s’élève contre des affirmations, reprises par la presse internationale, «qui sont de nature à porter gravement préjudice à notre société et mériteraient un début de preuve ou de démonstration».
«Il est notamment dérisoire de vouloir faire croire que la raffinerie de Leuna n’a pratiquement rien coûté à Elf. En effet, le coût de celle-ci s’élève à 4,9 milliards de DM et des subventions ont été obtenues à hauteur de 1,4 md de DM. Le solde de 3,5 mds de DM a été entièrement financé par Elf», indique le groupe pétrolier français.
Elf dément également avoir touché une subvention de 2,9 mds de DM que la Treuhand — structure allemande chargée de privatiser les principales entreprises de l’ancienne RDA — aurait versée, selon le journal allemand, au titre d’aide à l’exploitation pour l’ancienne raffinerie de Leuna.
Pour le pétrolier français, prétendre que le projet Leuna aurait reçu au total 8 mds de DM de subventions pour un investissement de 4,9 mds de DM, comme le fait le «Berliner Zeitung», «est totalement inexact».
Il rappelle que l’attribution du projet Leuna/Minol s’est faite par appel d’offres et a donné lieu à une concurrence sévère entre les candidats. Les conditions de cette attribution ont été vérifiées par les autorités allemandes conformément aux procédures légales.
«Elf a pris des risques considérables qu’aucune autre société n’a voulu assumer, en s’engageant à construire une nouvelle raffinerie à Leuna, à maintenir ou à créer autour de cette raffinerie 2.550 emplois et à reconstruire le réseau Minol», indique le groupe.
La compagnie pétrolière confirme qu’elle respecte ses engagements contractuels et que la raffinerie sera mise en service à l’automne 1997 «grâce à un travail remarquable des équipes qui ont été mobilisées en Allemagne pour mener à bien les travaux sur lesquels Elf s’était engagé». (AFP).


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